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La justice autorise le rappeur tunisien Weld el 15 à rester en France

Le rappeur Weld el 15, au tribunal de Nabeul, en Tunisie, le 5 décembre 2013.
Le rappeur Weld el 15, au tribunal de Nabeul, en Tunisie, le 5 décembre 2013. Fethi Belaid, AFP

Le rappeur tunisien Weld el 15 a été autorisé vendredi par la justice française à rester en France, en dépit de son amitié passée avec un ancien membre de son groupe, mort récemment en combattant pour l'organisation État islamique en Irak.

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Le rappeur tunisien Weld el 15, condamné en Tunisie à de la prison avec sursis pour des chansons anti-policiers, pourra finalement rester en France. La cour administrative d’appel de Nantes a confirmé, vendredi 6 janvier, l’annulation de l’ordre de quitter le territoire prononcé à son encontre par la préfecture d'Ille-et-Vilaine en avril 2016.

Il s’agit du dénouement d’une bataille judiciaire durant laquelle le rappeur de 28 ans, de son vrai nom Ala Yacoubi, avait été pointé du doigts par la préfecture pour ses liens d’amitié avec Emino, un ancien membre de son groupe de rap, mort récemment en combattant contre l'organisation État islamique en Irak.

Le rappeur contre la préfecture

Le 8 avril, le préfet d'Ille-et-Vilaine avait pris un arrêté portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours à l'encontre de M. Yacoubi, arrivé en France un an plus tôt, muni d'un visa "compétences et talents", et condamné à plusieurs mois de prison avec sursis en 2015 pour usage illicite de stupéfiants et pour des violences sur sa compagne.

Le chanteur avait saisi le tribunal administratif de Rennes, qui lui avait donné raison le 6 juillet en enjoignant au préfet de délivrer à M. Yacoubi une carte de séjour dans un délai d'un mois. La préfecture avait répliqué en faisant appel et en faisant état des liens d’amitié entre Weld el 15 et Emino, l'ancien ami passé à l’EI.

Les avocats du rappeur ont dénoncé "une mascarade" et un "harcèlement" de l'administration française.

Weld el 15 se concentre sur son futur album

"Ils avaient des doutes sur moi, ils ont fait leur travail. Maintenant, je veux avoir une vie tranquille, je suis venu pour ça. Je vais pouvoir travailler sur mon album et continuer à faire ce que j'ai à faire. (...) Le cauchemar, il est fini", a déclaré à l'AFP Ala Yacoubi.

Nommé en 2014 pour le prix Sakharov pour les droits de l'Homme, décerné chaque année par le Parlement européen, Weld El 15 avait connu de multiples péripéties judiciaires dans son pays, dénoncées par ses soutiens et des ONG comme une atteinte à la liberté d'expression dans la Tunisie post Ben Ali.

L'artiste y avait reçu en mars 2013 une peine de deux ans de prison ferme pour un clip vidéo diffusé en ligne et intitulé "Les Policiers sont des chiens", une peine réduite en appel à six mois avec sursis. Il avait été condamné à nouveau en décembre de la même année à quatre mois de prison pour "outrage" à la police, avant d'être relaxé en appel.

Avec AFP

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