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Pourquoi les poules sont beaucoup plus intelligentes qu'on ne le croit

Astrid__, Flickr

Loin d’être un oiseau stupide, écervelé et bon que pour sa chair, la poule dispose de capacités cognitives, dont certaines sont comparables à celle de l’être humain, comme le révèle une étude publiée le 2 janvier.

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Voilà qui devrait changer notre perception du galliforme. Jusqu’alors, les scientifiques s’accordaient quasi-unanimement à faire de la famille des corvidés – qui inclut notamment le corbeau – les oiseaux les plus intelligents puisqu’ils sont capables de résoudre des problèmes complexes. Souvent rabaissée, la poule, elle, n’est pourtant pas loin derrière : elle possède plusieurs facultés remarquables, dont certaines ressemblent à celles de l’homme, affirme Lori Marino, spécialiste du comportement animal.

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Une intelligence insoupçonnée

Dans une étude publiée dans la revue Animal Cognition, lundi 2 janvier, la chercheuse a analysé la psychologie et le développement de la poule pour en déduire plusieurs observations qui déconstruisent un certain nombre de préjugés autour de l’oiseau dont les capacités d’entendement sont largement sous-estimées.

Sachez-le, les poules ont le sens des nombres ordinaux et du temps. Elles sont ainsi capables de distinguer des quantités et d’anticiper des évènements. Leurs interactions sociales sont également très développées. Pour preuve, leur langage se décompose en plus de 24 vocalises différentes aux significations spécifiques, permettant par exemple de faire passer une alerte en cas de danger.

Mère poule et manipulateurs

"Les oiseaux sont capables de vivre une gamme d’émotions négatives et positives complexes, y compris la peur, l’anticipation et l’anxiété", affirme Lori Marino.

" capables de discriminer des membres de leur groupe"

Au sein de leur groupe, les poules ont conscience d’elles-mêmes et de leur place dans l’ordre hiérarchique. Leurs caractères diffèrent d’un individu à l’autre : les mères disposent par exemple de traits de personnalité maternels pouvant influer sur le comportement de leurs poussins.

Les poules apprennent les unes des autres, échangent et ressentent même de l’empathie. À l’inverse, les poules sont également capables de discriminer des membres de leur groupe et même de manipuler leur entourage. La chercheuse va même jusqu’à évoquer de réelles "tendances machiavéliques" chez l’oiseau.

Des comportements rendus possibles par les capacités de raisonnement déductif de l’oiseau, une aptitude qui apparaît chez l’homme à l’âge de sept ans. La poule prend donc des décisions rationnelles en fonction de son intérêt et contrôle son comportement en fonction. Pour Lori Marino, toutes ces observations doivent nous forcer à changer notre regard sur l’oiseau, loin d’être une une simple denrée alimentaire mais bien un animal complexe, histoire de parvenir à "une compréhension plus authentique" de qui il est vraiment. 

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