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La Russie réduit son dispositif militaire en Syrie

Un avion russe décolle du porte-avions Amiral Kouznetsov pour aller frapper des positions de l'organisation État islamique en Syrie.
Un avion russe décolle du porte-avions Amiral Kouznetsov pour aller frapper des positions de l'organisation État islamique en Syrie. HO, Ministère russe de la Défense, AFP

Moscou a commencé à alléger son dispositif militaire en Syrie. Cette mesure débutera par le départ du groupe aéronaval autour du porte-avions Amiral Kouznetsov. Pendant ce temps, le régime intensifie ses frappes sur une zone rebelle.

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"Le ministère de la Défense russe a commencé à réduire les forces militaires déployées pour la Syrie", ont affirmé vendredi 6 janvier des agences russes citant le chef d'état-major, le général Valeri Guérassimov.

Cette mesure d’allègement s’appliquera en premier au groupe aéronaval autour du porte-avions Amiral Kouznetsov, dont les objectifs "ont été atteints", selon le commandant des forces russes en Syrie, Andrei Kartapolov. Le groupe aéronaval russe participant aux opérations aériennes en Syrie était déployé dans l'est de la Méditerranée depuis novembre.

>> À lire : La nouvelle entente Ankara-Moscou sur la Syrie : une affaire de pragmatisme

Engagée militairement depuis septembre 2015 en Syrie, Moscou a bouleversé la donne dans le conflit en volant au secours de l'armée qui était alors en difficulté face aux rebelles appuyés également par des pays du Golfe et occidentaux.

En annonçant le 29 décembre un accord parrainé avec la Turquie sur une trêve et des prochaines négociations de paix, le président russe Vladimir Poutine avait indiqué que la présence militaire russe en Syrie serait "réduite".

Bombardements sur Wadi Barada

Au même moment, le régime syrien a intensifié ses frappes sur une région rebelle abritant les principales sources d'approvisionnement en eau pour Damas. Les troupes du régime aidées des combattants du Hezbollah libanais tentent, à coups de bombardements aériens et d'artillerie, de capturer la région rebelle de Wadi Barada, à 15 km au nord-ouest de Damas, mettant à mal la trêve instaurée le 30 décembre par la Russie et la Turquie, soutien des rebelles.

Vendredi, les avions du régime ont largué au moins dix barils d'explosifs sur la ville de Wadi Barada, une arme aveugle dénoncée par les ONG internationales, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Un enfant a été tué par un tireur embusqué du régime et les combats se poursuivaient dans la ville.

Le régime accuse les rebelles de "contaminer au diesel" les réserves d'eau de Wadi Barada et de couper l'approvisionnement vers Damas. Mais les insurgés affirment que les bombardements du régime ont détruit les infrastructures.

Le conflit en Syrie a fait plus de 310 000 morts en près de six ans et provoqué une grave crise humanitaire dans de nombreuses régions. Des millions de Syriens ont été déplacés, leurs maisons détruites et leurs biens perdus. Certaines villes ont été assiégées pendant des mois et manquent de tout.

Avec AFP
 

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