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Côte d'Ivoire : retour au calme après l'accord entre le gouvernement et les mutins

Une délégation de soldats mutins avait entamé des négociations à Bouaké avec le gouvernement ivoirien pour trouver un accord, le 7 janvier 2017.
Une délégation de soldats mutins avait entamé des négociations à Bouaké avec le gouvernement ivoirien pour trouver un accord, le 7 janvier 2017. Sia Kambou, AFP

Après l'annonce de la conclusion d'un accord par le président ivoirien Alassane Ouattara, concernant les revendications des soldats mutins de Bouaké, la situation semble être revenue à la normale, dimanche, en Côte d'Ivoire.

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Dimanche 8 janvier, la Côte d'Ivoire semblait se diriger vers une sortie de crise, après l'accord conclu entre le gouvernement et les soldats mutins. Ces derniers réclamaient une amélioration de leurs conditions de travail depuis le 6 janvier, bloquant notamment Bouaké, la deuxième ville du pays. La révolte s'était ensuite étendue à plusieurs villes du pays, dont Abidjan.

Dans une brève allocution télévisée, le président ivoirien Alassane Ouattara a confirmé son "accord pour la prise en compte des revendications relatives aux primes et à l'amélioration des conditions de vie des soldats". "Ayant marqué mon accord, je demande à tous les soldats de regagner leur caserne pour permettre l'exécution de ces décisions dans le calme".

Son mot d'ordre semble avoir été globalement suivi même si, dans un premier temps, des mutins en colère ont empêché le ministre de la Défense, Alain Richard Donwahi, et sa délégation, venus négocier à Bouaké, de quitter la résidence du sous-préfet, en tirant des rafales de Kalachnikov et d'armes lourdes. Les officiels auront finalement été retenus deux heures. Selon Reuters, le ministère de la Défense dément de son côté que le ministre ait été pris en otage, préférant parler d'une poursuite des négociations.

Après la libération du ministre, les militaires ont rapidement levé les barrages, qui interdisaient l'entrée à Bouaké. Du côté d'Abidjan, la capitale économique ivoirienne, qui connaissait des troubles depuis samedi, le calme est également revenu.

Une armée "en reconstruction"

La délégation du gouvernement ivoirien conduite par le ministre de la Défense Alain-Richard Donwahi était chargée de conclure l'accord avec les soldats à Bouaké, où les troubles ont éclaté, dans la nuit de jeudi à vendredi, a déclaré le sous-préfet de Bouaké Djandé Lorgn, impliqué dans les discussions.

"Nous allons discuter avec nos hommes, recueillir leurs préoccupations, et trouver des solutions à cette situation qui est compréhensible mais déplorable", avait affirmé vendredi soir Alain-Richard Donwahi à la télévision nationale. "Nous sortons d'une crise et notre armée est en reconstruction ; les choses n'avancent pas aussi vite qu'on pourrait l'espérer mais elles avancent quand même."

Des soldats en colère de Bouaké à Abidjan

Dans l'après-midi de samedi, avant l'accord, les mutins avaient étendu leur mouvement à Abidjan, pénétrant à l'intérieur du ministère de la Défense situé dans la capitale ivoirienne, et dans le QG de l'armée. Dans cette même ville, un journaliste de Reuters racontait avoir vu des forces loyalistes, notamment des soldats de la Garde présidentielle, prendre position aux abords des trois ponts qui enjambent le lagon séparant le nord et le sud de la ville.

Lancé vendredi matin à Bouaké, déjà au centre d'une rébellion achevée en 2011, le mouvement s'était étendu à Daloa et Daoukro (centre), Korhogo et Odienné (nord) vendredi soir. Des coups de feu nourris avaient été entendus, dans la nuit de vendredi à samedi, à Khorogo dans le nord et des fusillades signalées samedi à Man et à Touleupleu situés dans l'Ouest.

Avec AFP et Reuters

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