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Le président sud-africain dénonce la corruption et les "erreurs" de son parti

L'actuel président de l'ANC et chef de l'État sud-africain Jacob Zuma a reconnu les erreurs de son parti lors d'une cérémonie de l'ANC à Soweto, le 8 janvier 2017.
L'actuel président de l'ANC et chef de l'État sud-africain Jacob Zuma a reconnu les erreurs de son parti lors d'une cérémonie de l'ANC à Soweto, le 8 janvier 2017. Mujahid Safodien, AFP

À l'occasion de l'anniversaire de son parti, l'ANC, le président de l'Afrique du Sud Jacob Zuma a critiqué la corruption au sein du pouvoir et les erreurs ayant conduit à une crise de confiance. Il est lui-même visé par des scandales de corruption.

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Le président sud-africain Jacob Zuma a dénoncé, dimanche 8 janvier, la corruption au sein du parti au pouvoir, le Congrès national africain (ANC), lors d'une cérémonie célébrant les 105 ans de cette formation politique. Il a également pointé les "erreurs" qui ont conduit à la débâcle historique du parti aux municipales d'août.

"L'ANC a entendu le message envoyé par le peuple en août. Nous reconnaissons que nous avons fait des erreurs", a déclaré le chef d’État, qui doit céder en décembre sa place à la tête du parti, au pouvoir depuis la fin de l'apartheid en 1994.

"Quand les responsables et les membres de l'ANC sont corrompus et volent, ils trahissent les valeurs de l'ANC, notre peuple et notre pays. Nous n'autoriserons plus cela", a-t-il affirmé. "Le message que les gens ont voulu nous faire passer, c'est que nous sommes trop occupés à nous battre entre nous et que nous ne prenons pas assez en compte leurs besoins", a-t-il ajouté.

Jacob Zuma est visé lui-même depuis des mois par une série d’accusations de corruption. Ces scandales et la débâcle de son parti aux municipales d'août lui valent de vives critiques, y compris au sein de l'ANC.

Son ex-femme pour lui succéder

La bataille fait rage depuis des mois au sein du parti au pouvoir, alors que se prépare la succession de son leader. Celui-ci sera assuré de devenir président en cas de victoire du parti aux élections générales de 2019. Jacob Zuma, 74 ans, ne peut pas briguer un troisième mandat à la tête du pays.

La favorite n’est autre que Nkosazana Dlamini-Zuma, présidente sortante de la commission de l'Union africaine (UA) et ancienne épouse de Jacob Zuma, avec qui il a conservé de bonnes relations. Samedi, la puissante Ligue des femmes de l'ANC a officiellement apporté son soutien à Nkosazana Dlamini-Zuma.

Cette crise interne du parti au pouvoir en Afrique du Sud intervient, alors que la première économie du continent africain s'essouffle et que le taux de chômage augmente. Ces derniers mois, le pays a d'ailleurs été régulièrement secoué par de violentes manifestations.

Avec AFP

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