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Bachar al-Assad estime que les nombreuses victimes des bombardements sont "le prix à payer"

Le président syrien a
Le président syrien a AFP, Archive

Répondant aux questions de plusieurs médias français, le président syrien Bachar al-Assad a affirmé dimanche que les nombreuses victimes de bombardements qui ont ravagé Alep étaient "le prix à payer".

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Interrogé au sujet des lourds bombardements sur la ville d’Alep en Syrie, qui ont fait de très nombreuses victimes, y compris civiles, le président syrien Bachar al-Assad a estimé dimanche 8 janvier que c'était "le prix à payer parfois".

"Bien entendu, c'est très douloureux pour nous, Syriens, de voir une partie de notre pays détruite, et de voir un bain de sang [mais] je n'ai jamais entendu parler, dans l'histoire, d'une bonne guerre (...). Toutes les guerres sont mauvaises", a souligné le chef de l'État syrien, qui répondait dimanche aux questions de plusieurs médias français dont la chaîne de télévision LCP et France info.

"La question est comment libérer les civils des terroristes", a-t-il poursuivi. Le régime qualifie de terroristes tous les groupes de l'opposition qui combattent son régime.

"Est-ce que c'est mieux de les laisser sous leur pouvoir, avec les décapitations, les exécutions ? (...) Non, il faut les libérer (...) et c'est le prix à payer parfois", a conclu Bachar al-Assad.

Bachar al-Assad estime être "sur le chemin de la victoire"

Le président syrien a également affirmé que la reconquête d'Alep constituait "un moment critique" dans le conflit débuté en 2011, et que son régime était "sur le chemin de la victoire".

Après des années de combats acharnés, le régime syrien avait annoncé le 22 décembre avoir repris le contrôle total d'Alep, deuxième ville du pays, dont la partie orientale était un bastion des rebelles.

Mais "nous ne considérons pas cela comme une victoire, car une victoire ce sera quand nous aurons éliminé tous les terroristes", a ajouté le président syrien, qui s'exprimait en anglais.

Une trêve, globalement respectée, a été décrétée le 30 décembre en Syrie. Elle doit ouvrir la voie à des négociations de paix prévues fin janvier à Astana au Kazakhstan. Les négociations devraient tenter de mettre fin à la guerre civile en Syrie, qui a fait plus de 310 000 morts et des millions de réfugiés depuis mars 2011.

Avec AFP

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