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Dans la presse

"Trump, triste héritage des années Obama"

Capture d'écran France 24

Au menu de cette revue de presse du lundi 9 janvier : l’attaque au camion-bélier contre un groupe de soldats israéliens, qui a tué quatre d’entre eux hier, la transition imminente entre Obama et Trump aux États-Unis et le millième jour de captivité des jeunes filles de Chibok, au Nigeria.

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On commence cette revue de presse internationale à Jérusalem, où un camion a foncé, dimanche, sur un groupe de soldats israéliens.
 
Cette attaque a tué trois jeunes femmes et un jeune homme, dont on voit le visage à la une du Jerusalem Post. Il a également fait 17 blessés, dont deux grièvement. Le conducteur du camion, un Palestinien originaire de Jérusalem-Est, la partie arabe de la ville, a quant à lui été abattu. Selon Benjamin Netanyahou, qui a établi un lien entre ce qui s’est produit hier et les attaques de Nice et de Berlin, celui-ci serait un partisan de l'organisation État islamique. Cette dernière n’a toutefois rien revendiqué pour l’instant. En marge de ces déclarations, le Premier ministre israélien fait lui aussi la une du Jerusalem Post en raison de son implication présumée dans une affaire de corruption. Le journal, qui rappelle que le Premier ministre est soupçonné d’avoir reçu des cadeaux onéreux d’au moins deux hommes d’affaires israéliens, rapporte que  l’un d’entre eux serait le propriétaire d’un des journaux les plus lus en Israël, Yedioth Aharonot. Des accusations rejetées par Benjamin Netanyahou, qui les a qualifiées de «pressions incessantes» des médias, intimant à «ses amis dans l'opposition» de ne «pas se réjouir» car il n'y aurait rien à célébrer.
 
Aux États-Unis, l’arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche aura lieu dans onze jours maintenant. À l’occasion de son départ de la Maison-Blanche, Barack Obama a accordé hier une interview à la chaîne ABC, dans laquelle il a affirmé que ses discussions avec son successeur «ont été cordiales», décrivant Donald Trump comme un personnage «très charmant et sociable». «J’ai apprécié nos échanges. C’est quelqu’un qui, je pense, ne manque pas de confiance en lui», ce qui est probablement «une condition préalable pour ce travail», a poursuivi Obama, qui a aussi prévenu le magnat de l’immobilier qu’il y a une différence entre faire campagne et gouverner, et qu’on ne peut pas gérer la présidence «de la même manière que (l’on gère) une entreprise familiale». Un ton prudent, à mi-chemin entre la mise en garde et l’encouragement, alors que nombre de ses anciens amis dressent un bilan mitigé de ses deux mandats. Un bilan amer, même, en ce qui concerne le militant des droits civiques Cornel West, qui affirme dans The Guardian, que l’incapacité de Barack Obama à s’attaquer réellement au pouvoir de Wall Street explique en bonne partie la révolte populiste qui a conduit Donald Trump au pouvoir. «Les partisans d’Obama le nient, mais Trump est le fruit de son triste héritage», écrit West, qui ne peut s’empêcher de dresser le parallèle entre la célébration de 2008, lorsque le «charismatique» et premier président noir des États-Unis avait fait son entrée à la Maison-Blanche, et 2017, marquée selon lui par l’installation, dans le bureau ovale, d’un président «menteur et cathartique».
 
Le jugement est également assez sévère de l’autre côté de l’Atlantique, notamment en France. «Barack Obama avait tout pour être le grand président qu’il ne sera pas», regrette le politologue Simon Serfaty, qui juge, dans L’Opinion, que l’on a attribué à Obama en 2009 un Prix Nobel de la paix qu’il «ne méritait pas, puisqu’il n’avait encore rien fait», mais qu’«il ne le mérite pas davantage en fin de mandat puisque le monde qu’il nous laisse est pire que celui dont il a hérité ». «Ce prix, il aurait mieux valu le décerner aux Américains qui l’avaient élu», écrit le politologue, qui ajoute que «l’Amérique se porte bien, c’est un fait », mais que «ce sont les Américains qui ne vont pas bien, dans leur grande majorité. Depuis trente ans, les pauvres s’appauvrissent, les riches s’enrichissent et les classes moyennes déclinent. Les masses qui ont choisi l’incompétence ou l’inexpérience et les provocations en portant leurs bulletins sur Sanders ou Trump ont préféré le Père Noël et les contes de fées au sérieux de leurs rivaux». S’agissant, justement, de l’investiture de Donald Trump, Le Figaro rapporte qu’aucun responsable politique français n'y assistera dans la tribune officielle, comme c’est la coutume, «ce qui épargne sans doute bien des états d'âme au gouvernement socialiste de François Hollande». Le journal. Il précise que c’est l’ambassadeur français à Washington qui sera présent, Gérard Araud, celui-là même qui avait réagi à la victoire de Trump par ce Tweet, rapidement effacé : «Un monde s'effondre devant nos yeux».
 
Un  mot, pour terminer, d’un triste anniversaire. Cela fait aujourd’hui 1000 jours que les jeunes filles de Chibok, au Nigeria, ont été enlevées par Boko Haram. Le président Muhammadu Buhari a annoncé hier espérer que les 195 écolières toujours retenues par le groupe djihadiste seront libérées, d’après Slate Afrique, qui rappelle que le cas des lycéennes de Chibok avait été l’un des points forts de sa campagne en mai 2015, il y a bientôt deux ans.
 
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