Dans la presse

"Obama: "yes, he could""

Capture d'écran France 24
5 mn

Au menu de cette revue de presse française du mardi 10 janvier : le discours d’adieu que Barack Obama doit prononcer aujourd’hui à Chicago, l'entretien qu'Assad a accordé à trois médias français, la campagne pour la primaire de la gauche et les dividendes record du CAC 40 en 2016.

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À la une de la presse française, ce matin, le discours d'adieu que Barack Obama doit prononcer aujourd’hui, à Chicago, là-même où a débuté sa carrière politique.
 
Huit ans après l'arrivée au pouvoir du président américain, Le Figaro évoque «des adieux au goût amer». Certes, son bilan offre des motifs de satisfaction, comme la remise en route de l’économie ou l’élimination de Ben Laden, mais il reste très loin des attentes suscitées par sa première élection. «Barack Obama, écrit le journal, aura incarné en même temps la magie et l’impuissance du verbe». Parmi «les lumières et les ombres de l’ère Obama», «il restera pour finir un échec objectif», à savoir «l’impensable défaite démocrate face à Donald Trump». Que d’amertume. «Yes, he could», assure 20 minutes, en détournant le fameux slogan «Yes, we can» de 2008. «Il aurait pu», regrette le journal, en disant «bye bye» à un président qui aura «suscité beaucoup d’espoirs», mais laissé derrière lui un inventaire «mitigé». Exit Obama, voici Trump, qu’on retrouve dans le dessin de Willem pour Libération, s’apprêtant à offrir une couronne mortuaire à son prédécesseur. «Alors, il vient le Kenyan?», s’impatiente le président-élu, qui a longtemps exigé, on s’en souvient, que Barack Obama fournisse la preuve de sa citoyenneté américaine, un extrait de son acte de naissance.
 
Barack Obama est notamment critiqué pour sa politique étrangère, plus particulièrement pour son échec en Syrie. Six ans après le début de la guerre, Bachar al-Assad est toujours là. Il est même en position de force après la victoire d’Alep, où ses soldats n’ont commis aucun crime de guerre, a-t-il assuré à trois médias français, rencontrés à l’occasion de la visite de plusieurs députés. Le Monde cite les noms des Républicains Thierry Mariani et Nicolas Dhuicq, et de l’ex-MoDem Jean Lassalle, tous trois membres du groupe d’études sur les chrétiens d’Orient à l’Assemblée. «Leader démocrate, pacifiste et populaire», tel qu’il se voit lui-même, le président syrien a notamment affirmé que s’il avait commis des crimes de guerre, «il n’aurait pas eu de soutien, il ne serait plus président, son gouvernement ne serait plus là». Assad a aussi profité de cette rencontre pour dire tout le bien qu’il pense de François Fillon, note Médiapart. «Sa rhétorique concernant les terroristes, sa priorité consistant à combattre les terroristes et à ne pas s’ingérer dans les affaires d’autres pays sont les bienvenues», a-t-il déclaré à propos du candidat des Républicains à la présidentielle. Rappelons que François Fillon avait affirmé, en septembre 2015, qu’il fallait «aider le régime de Bachar al-Assad. Cet avis «fait débat», d’après La Croix, qui se demande si la France «doit changer de position» en Syrie. «L’arrivée prochaine de Donald Trump à la Maison-Blanche et sa convergence de vue avec Vladimir Poutine pourraient permettre une approche différente de la question syrienne», annonce le journal.
 
Au menu également, l'entretien qu'Arnaud Montebourg a accordé à Libération. Valeur travail, made in France, l’ex-ministre de l’Economie, qui déclare croire «plus que jamais» en lui, expose sa vision du monde dans le journal. Assurant que ses «idées sont aujourd’hui dominantes», il s’auto-proclame candidat de la «relance écologique, de la société du travail et du salaire juste». Mais celui qui fait le «buzz», comme on dit, ce matin, est un autre ex-ministre de l’Économie, Emmanuel Macron. «Il est en train de se passer quelque chose autour de sa candidature», assure Slate : «un début de cristallisation», selon le site, qui salue «son indéniable fraîcheur» et son «discours libéral de gauche qui trancherait, par son optimisme, avec la morosité ambiante».
 
Loin de la morosité, également, les sommets atteints par les dividendes versés par les sociétés du CAC 40 l’année dernière. Les entreprises cotées à la bourse de Paris ont versé près de 56 milliards d’euros, sous forme de rachats d’actions et de dividendes à leurs actionnaires en 2016. Ce chiffre se rapproche du niveau atteint en 2007, avant la crise financière, d’après le journal Les Echos, qui préfère prendre les devants: «On entend d’ici les cris d’orfraie. Quand ils entendent le mot dividende, nos responsables politiques ont pris l’habitude de sortir leur revolver». «Avant de crier haro sur les actionnaires et leur voracité, il faut remettre ces chiffres en perspective», explique le journal, qui cite notamment «l’amélioration» des résultats des «champions français». Une «amélioration» dont il faut «se réjouir», selon le journal.
 
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