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Dans la presse

"En Côte d'Ivoire, l'ombre de Guillaume Soro"

France 24

Au menu de cette revue de presse du mardi 10 janvier : le limogeage, en Côte d’Ivoire, des chefs de l’armée, de la police et de la gendarmerie sur fond de tensions politiques, la démission du vice-Premier ministre d’Irlande du nord et les derniers jours d’Obama à la Maison-Blanche.

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On commence cette revue de presse internationale en Côte d’Ivoire, où le président Alassane Ouattara a limogé hier les chefs de l’armée, de la gendarmerie et de la police, après la mutinerie de soldats ce week-end.
 
«Comment expliquer le malaise dans les rangs de l'armée ivoirienne qui a conduit à la mutinerie» de Bouaké? Question posée sur le site de France 24, qui a demandé à un sociologue et universitaire ivoirien de tenter d’y répondre. D’après Fahiraman Rodrigue Koné, les soldats impliqués dans cette mutinerie seraient en majorité issus de l'ex-rébellion, et leurs revendications porteraient sur leurs conditions de vie. Ils ne se sentiraient pas assez considérés et estimeraient ne pas avoir été assez récompensés pour leur engagement aux côtés du pouvoir actuel. Un motif de frustration très important, selon cet universitaire, qui évoque aussi «le contexte politique» de cette mutinerie, le fait que la Côte d'Ivoire est dans une période de transition au cours de laquelle le pouvoir tente de démanteler ce qu’il reste du système de l'ex-rébellion.
 
Slate Afrique s’interroge, également, sur les enjeux politiques de la mutinerie. Le site relève que Guillaume Soro, l’ancien leader des rebelles de Force nouvelles et président de l'Assemblée nationale, a déclaré sur son compte Twitter être candidat à un nouveau mandat à ce poste, où il a d’ailleurs été réélu largement hier, alors que la mutinerie n’était pas encore terminée. «Une déclaration qui jette le trouble sur un éventuel jeu politique en coulisses de la part de l'actuel numéro deux du régime ivoirien», écrit Slate, qui cite également cette analyse de ses confrères de Médiapart: «Depuis de nombreux mois, une partie de l’entourage de Ouattara, dont [Guillaume Soro] a été le Premier ministre, cherche à le fragiliser », même s’il « garde une forte influence sur la majorité des ex-chefs rebelles». Cette analyse est semblable à celle du Pays du Burkina-Faso, qui rapporte que «certains ont vu, dans la sortie bruyante de la soldatesque [le week-end dernier] l’ombre de celui qui était, il y a quelques années encore, leur leader politique». Guillaume Soro aurait «instrumentalisé les militaires du rang par l’entremise de certains ex-com’zones, afin de faire du grabuge, à quelques heures du début de la mise en place [de la nouvelle constitution], dans le seul but de rappeler à ceux qui l’auraient oublié que la branche militaire de l’ex-rébellion est toujours en embuscade, prête à faire feu de tout bois si leur ancien leader est malmené sur le plan politique».
 
En Irlande du Nord, la démission hier du vice-premier ministre, Martin McGuinness, provoque une crise politique. I News évoque une démission justifiée par le refus de la première ministre Arlene Foster de démissionner elle-même pour faciliter une enquête sur un programme de subventions. Destiné à développer les énergies renouvelables, ce programme qu’elle avait mis en place aurait donné lieu à des abus chiffrés à 460 millions d’euros. D’après The Guardian, la démission de Martin McGuinness risque de déstabiliser encore un peu plus une province déjà ébranlée par le Brexit, rejeté à 56 % en Irlande du nord, où le Sinn Fein, dont McGuinness est une figure majeure, risque à présent d’être tenté de jouer «ses cartes nationalistes». Le journal met en garde l’ensemble de la classe politique nord-irlandaise contre un éventuel éclatement de la coalition formée par les nationalistes et les unionistes – coalition qui a nécessité des années de discussion, et dont la possible disparition serait une très mauvaise nouvelle pour l'Irlande du Nord, qui connaît le plus fort taux de pauvreté et de chômage du Royaume-Uni, selon The Guardian.
 
Un mot, à présent, des derniers jours de la présidence Barack Obama. Le président américain prononcera ce soir le dernier grand discours de son mandat. Profitera-t-il de l’occasion pour prononcer un dernier plaidoyer en faveur de sa grande réforme du système de santé? Une réforme que son successeur, Donald Trump, pourrait bien s’atteler à détruire, rappelle ce dessin du China Daily, qui le montre aux manettes d’une boule de démolition, prêt à faire table rase de l’Obamacare. Trump, dont la décision de nommer son beau-fils Jared Kushner au poste de conseiller à la Maison-Blanche irrite passablement ses détracteurs. Elle est présentée par The New York Times comme une façon d’assurer la présence à ses côtés d’une personne «constante et stable», dont les avis auraient déjà largement contribué à l’embauche ou au licenciement des personnalités les plus notables de l’équipe de Donald Trump.
 
Le président-élu n’a par ailleurs pas beaucoup goûté, c’est un euphémisme, la déclaration de l’actrice Meryl Streep, qui l’a étrillé lors d’un discours prononcé hier à l’occasion des Golden Globes. «Meryl Streep, une des actrices les plus sures­ti­mées d'Holly­wood, ne me connaît pas et m'a attaqué hier soir aux Golden Globes», a tweeté Trump, ajoutant au passage que l’actrice était «un larbin» d'Hillary Clinton. «Une réaction foutrement ridicule», selon The Daily Beast, qui lance, à l’intention de ceux qui fustigent l’ingérence de Hollywood dans la politique, que c’est justement «la copulation d’Hollywood et de la politique qui a engendré Donald Trump».
 
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