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Corée du Sud : "l'héritier" de Samsung considéré comme suspect dans le scandale de corruption

L'héritier présomptif de Samsung Lee Jae-yong (au centre).
L'héritier présomptif de Samsung Lee Jae-yong (au centre). Jung Yeon-je, AFP

Lee Jae-yong, héritier présomptif de l'empire Samsung, est, depuis mercredi, considéré comme un suspect dans le cadre de l'enquête sur un scandale politico-financier qui secoue la Corée du Sud et a déjà contraint la présidente à démissionner.

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Lee Jae-yong préfèrerait qu'on lui parle de smartphone ou de nouveaux téléviseurs présentés au salon tech du CES à Las Vegas. Mais l'héritier présomptif de l'empire Samsung est au centre de l'attention médiatique pour sa possible implication dans le gigantesque scandale de corruption qui secoue la Corée du Sud depuis des mois et a déjà coûté son poste à l'ex-présidente Park Geun-Hye.

"Nous avons décidé d'interroger Lee Jae-yong en qualité de suspect", a déclaré Lee Kyu-chul, le porte-parole de l'équipe d'enquêteurs assignés à cette affaire tentaculaire, mercredi 11 janvier. Le vice-président de Samsung, et dirigeant de facto depuis que son père et PDG du groupe a souffert une crise cardiaque (2014), est soupçonné d'avoir eu connaissance de versements illégaux, par Samsung, d'un montant de 2,8 millions d'euros à des fondations détenues par Choi Soon-sil, la confidente de Park Geun-Hye qui est au cœur et à l'origine du scandale.

Un cheval à prix d'or

En retour, le gouvernement aurait soutenu un projet de fusion entre deux entités de Samsung qui permettait à la famille fondatrice, dont Lee Jae-yong fait partie, de renforcer son emprise sur le groupe.

En décembre, Lee Jae-yong avait admis le versement de près de 6 millions d'euros à deux fondations contrôlées par Choi Soon-sil. Mais il avait alors soutenu que ces paiements étaient légaux. Il a aussi expliqué que l'achat à prix d'or, pour la fille de celle qui est surnommée la "Raspoutine sud-coréenne", d'un cheval de compétition rentrait dans le cadre de la politique de sponsoring du groupe.

Samsung n'est pas le seul conglomérat du pays à être dans le viseur des enquêteurs. Au total, 52 groupes ont versé 62,5 millions d'euros aux fondations de Choi Soon-sil. Mais l'importance du géant de l'électronique, dont l'activité représente environ 20 % du PIB du pays, et son rayonnement à l'international font de Lee Jae-yong la personnalité la plus importante à être inquiétée par les autorités... après l'ex-présidente Park Geun-Hye.

 

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