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Le régime syrien annonce un retour de l'approvisionnement en eau de Damas

Des habitants de Damas s'approvisionnent en eau potable, le 10 janvier 2017.
Des habitants de Damas s'approvisionnent en eau potable, le 10 janvier 2017. Louai Beshara, AFP

Le régime syrien a assuré, mercredi, être parvenu à un accord ouvrant la voie à l'entrée de l'armée dans la région rebelle de Wadi Barada, et à l'approvisionnement en eau de Damas. Une annonce démentie par l'opposition.

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Guerre psychologique ? Le gouvernement syrien a fait état d'un accord prévoyant la reprise du contrôle d'une région rebelle près de Damas, et un retour de l'approvisionnement en eau de la capitale. Mais l'opposition a démenti cette information.

L'accord annoncé mercredi par le gouverneur de Damas Alaa Ibrahim porte sur la région rebelle de Wadi Barada, où se trouvent les plus importantes sources d'eau approvisionnant la capitale, située à 15 km de là. Mais en raison des combats, beaucoup de canalisations ont été détruites entraînant des coupures pour des millions de personnes.

Assurer l’approvisionnement en eau potable

Le président Bachar al-Assad avait dit sa détermination à reprendre le secteur afin d’assurer l'approvisionnement en eau et les combats se sont poursuivis en dépit d'un cessez-le-feu entré en vigueur le 30 décembre, et de pourparlers sur le règlement du conflit, parrainés par la Russie, l'Iran et la Turquie, prévus le 23 janvier au Kazakhstan.

Selon le gouverneur de Damas, "l'accord prévoit en principe que les militants rendent leurs armes lourdes et que les combattants qui ne sont pas de la région quittent Wadi Barada". Puis "l'armée entrera dans la région pour procéder au déminage et au désamorçage des bombes, afin de préparer l'entrée des équipes de maintenance pour réparer les dommages causés aux pompes et aux canalisations par des attaques terroristes".

L'opposition nie

Ahmad Ramadan, un responsable de la Coalition nationale de l'opposition, a démenti à l'AFP un tel accord. "Cette information est inexacte et il s'agit d'une guerre psychologique" du régime et de ses alliés, a-t-il dénoncé.

L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a également nié qu'il y avait eu un accord global avec les rebelles. Il a en revanche confirmé que les habitants voulant partir ont la possibilité d'obtenir un passage sécurisé sur une base individuelle.

Damas accuse les rebelles, dont Fateh al-Cham, ancienne branche syrienne d'Al-Qaïda, d'avoir intentionnellement coupé l'approvisionnement en eau de la capitale. Cependant, les rebelles ont accusé de leur côté le régime d'avoir bombardé les installations et démenti la présence de l’ancien Front al-Nosra.

Le régime a signé des dizaines d'accords baptisés de "réconciliation" dans secteurs rebelles en Syrie ces derniers mois, notamment autour de la capitale.

L'opposition dénonce régulièrement ces accords qui, selon elle, sont conclus après un siège dans le cadre d'une tactique surnommée "affamer ou capituler".

Avec AFP

 

 

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