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Débat de la primaire de la gauche : les "petits" candidats affolent la Twittosphère

Les sept candidats à la primaire de la gauche.
Les sept candidats à la primaire de la gauche. Philippe Wojazer, AFP

Si les internautes ne se sont pas passionnés pour le premier rendez-vous entre les sept candidats de la primaire de la gauche jeudi, ils ont découvert les petits candidats, souvent peu médiatisés lors de la campagne.

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"Ce débat m’endort", lâche @Alexlbry1 sur Twitter après une heure d'échanges entre les sept candidats à la primaire de la gauche pour l'élection présidentielle, jeudi 12 janvier. "Quand on regarde [les candidats], on dirait la primaire de droite ! Mêmes costumes et cravates !", commente de son côté @brumamonpa. Le manque d'intérêt pour le premier rendez-vous télévisé des candidats de la gauche devient vite viral… "C’est plus puissant qu’un somnifère", soupire @DurivaultRene qui craint une audience misérable pour TF1 et RTL.

>> À voir sur France 24 : "Des divergences mais un premier débat sans passion ni vainqueur"

“Un débat. Quel débat…??”, interpelle @mistouille2. Les sept prétendants ont "répété leur présentation, c'est du quasi par cœur, peu de spontanéité", regrette pour sa part @Vdk_Ben. "Jamais ils ne se répondent, se clashent, c'est vraiment chacun son tour, ennuyeux, vivement le débat à 2 candidats", note @le10duMat. Avant même que les deux heures trente d'émission se soient écoulées, certains veulent déjà en finir : "Candidat PS, les téléspectateurs ont décidé de vous éliminer et leur sentence est irrévocable", ironise @FDudoignon, en référence à l'émission de téléréalité Koh-Lanta.

Sylvia Pinel en tête des recherches Google

Malgré ce verdict "sans appel", les réseaux sociaux se sont tout de même affolés autour des noms des "petits" candidats, comme ce fut le cas de Jean-Frédéric Poisson lors du premier débat de la primaire de la droite. La candidate du PRG Sylvia Pinel a figuré une grande partie de la soirée parmi les noms les plus recherchés sur Google, suivie du président du parti écologiste François de Rugy et Jean-Luc Bennahmias du Front démocrate. 

La seule candidate de cette primaire a séduit pour son discours sur la laicité. "Bravo #Pinel pour avoir rappelé que la laïcité s'applique à toutes les religions", s'enthousiasme @NayaanDiop. De son côté, @HerveMaleyPaul parle d'"une candidate intelligente, compétente et audacieuse". "Elle a une vision globale des dossiers avec des solutions simples et avant-gardistes", ajoute-t-il dans un autre Tweet. Également surpris par la candidate, @golferic93 estime que "c'est elle qui doit gagner l'investiture. Je m'attends à la revoir revenir comme une fusée d'ici huit ans. Elle sera renforcée et plus confiante".

Autre candidat très suivi pendant la soirée, François de Rugy qui a plu par son style. "Très convaincant", juge @VictorCahat. Pour@Stephane_Munier , "il est cash et il dit les choses sans tourner autour du pot". @T_Nenninger salue sa super idée de "créer des médecins en deux ans au lieu de onze, et les envoyer dans les campagnes".

De son côté, Jean-Luc Benhamias a suscité beaucoup de commentaires. Mais pas forcément pour les bonnes raisons. "Pouvez-vous donner la parole à #Bennahmias, ironise @HamdyBoussouiba. Au moins on rigole, faute d'entendre une petite proposition !!". @Monsieur_twitte le compare à "un Bourvil gentiment foutraque, c'était rafraîchissant". Jean-Luc Bennahmias n'a semble-t-il pas convaincu les Twittos, surtout lorsqu'il a nié vouloir poster des "vigiles pour immobiliser d'éventuels terroristes", proposition indiquée sur son site et reprise par le journaliste Gilles Bouleau. Pour @martelf, "Jean-Luc #Bennahmias discrédite la politique. Il publie des propositions sur son site qu'il dément maintenant. C'est consternant". ‏

"Coincés entre Macron et Mélenchon"

À l’inverse, les prétendants les mieux placés dans les sondages (Manuel Valls, Benoît Hamon, Arnaud Montebourg et Vincent Peillon) n’ont pas réussi à briller. “Les ex-ministres sont coincés entre #Macron et #Mélenchon ! Ce #primaireledébat ne sert à rien !, a clairement résumé ‏@Simonnet2. Pour @Ben, "militant d'une gauche de transformation sociale", rien ne me fait rêver. Aucun mot pour la répartition des richesses qui est, pour moi, la lutte principale à laquelle doit s'atteler la gauche".

Pour @BaranIscen, "chacun des candidats est resté longtemps dans son couloir. Manuel Valls dans la défense du bilan, Benoît Hamon dans une volonté de table rase". La seule sortie de route est signée Vincent Peillon. L'ancien ministre de l'Éducation a qualifié une victime de Mohamed Merah "d’origine musulmane", ce qui a fait beaucoup réagir. "Ça m'a choquée d'entendre de la bouche de Vincent Peillon qu'être musulman est une 'origine'", a souligné @Assoghara à li'mage de beaucoup d'autres Twittos. 

Au final, ce débat a-t-il vraiment aidé les internautes à choisir un candidat ? Pas sûr. "Tout le monde saura pour qui il ne votera pas, mais personne ne saura pour qui il ira voter", analyse @Jomalo29. Et @jimmyparadis conclut : "Il y a deux candidats qui pourront dormir tranquillement ce soir : #Macron et #Melenchon".

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