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La Turquie a arrêté deux Ouïghours accusés de complicité dans l'attaque de la Reina

Les autorités turques ont arrêté deux Chinois ouïghours soupçonnés d'être en lien avec l'attaque de la Reina.
Les autorités turques ont arrêté deux Chinois ouïghours soupçonnés d'être en lien avec l'attaque de la Reina. Ozan Kose, AFP

Deux Chinois de la minorité ouïghoure ont été arrêtés en Turquie. Selon des médias turcs, ils sont suspectés de complicité dans l'attaque contre la discothèque la Reina, à Istanbul, ayant fait 39 morts dans la nuit du 31 décembre.

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Les autorités turques ont procédé à deux nouvelles arrestations en lien avec l'attaque meurtrière du Nouvel An contre la discothèque branchée d'Istanbul, la Reina, revendiquée par l'organisation jihadiste État islamique (EI). Selon les médias turcs, ils s'agiraient de deux Chinois appartenant à la minorité ouïghoure.

Les deux suspects, identifiés comme Omar Asim et Abuliezi Abuduhamiti, ont été arrêtés et accusés d'"appartenir à une organisation terroriste", d'"achat d'armes à feu sans autorisation" et de "complicité dans le meurtre de 39 personnes", a rapporté dans la nuit de vendredi à samedi, en citant un procureur, l'agence de presse pro-gouvernementale Anadolu.

Selon l'agence, un témoin oculaire à Konya (sud) aurait vu Asim en compagnie du tueur présumé de la boîte de nuit, dont la nationalité exacte n'est pas confirmée et qui est toujours en fuite en dépit d'une vaste chasse à l'homme.

Une cellule de jihadistes dAsie centrale

Le chef de la diplomatie turque Mevlüt Cavusoglu avait annoncé la semaine dernière que le tueur présumé avait été identifié, sans dévoiler son nom ni sa nationalité tandis que le vice-Premier ministre, cité par les médias, affirmait qu'il était probablement d'origine ouïghoure.

Les Ouïghours sont des turcophones majoritairement musulmans de la région du Xinjiang dans le nord-ouest de la Chine, anciennement nommée "Turkestan oriental" et rétive à la tutelle de Pékin.

Des médias ont évoqué l'existence possible d'une cellule comprenant des jihadistes originaires d'Asie centrale et rapporté que le tueur présumé, au nom de guerre d'Abou Mohammad Khorassani, se serait installé en novembre à Konya (au sud d'Ankara) avec sa famille.

Au moins 35 personnes ont été arrêtées en liaison avec l'attentat, selon l'agence Anadolu.

Durant la nuit du Nouvel An, 39 personnes dont 27 étrangers (notamment du Liban, d'Arabie saoudite, d'Israël, d'Irak ou du Maroc) et 12 Turcs avaient été abattues par le tueur présumé dans une célèbre discothèque d'Istanbul, la Reina, située au bord du Bosphore sur la rive européenne d'Istanbul.

Le carnage avait été revendiqué par l'EI qui reproche à la Turquie, pays à majorité musulmane, son intervention en Syrie et sa participation à la coalition menée par Washington pour combattre le groupe jihadiste en Syrie et en Irak.

Avec AFP

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