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Huit ans de prison pour un ex-militaire français parti faire le jihad en Syrie

Le président de la 16e chambre correctionnelle du tribunal de Paris a condamné Mehdi Kamallah à huit ans de prison.
Le président de la 16e chambre correctionnelle du tribunal de Paris a condamné Mehdi Kamallah à huit ans de prison. Marie-Lan Nguyen, Wikimedia Commons

Le tribunal correctionnel de Paris a condamné, lundi, Mehdi Kamallah, déserteur de l'armée de terre de 31 ans, à huit ans de prison pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste". Il s'était rendu en Syrie en 2013.

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Mehdi Kamallah, un déserteur de l’armée de terre française ayant séjourné en Syrie en 2013, a été condamné, lundi 16 janvier, à huit ans de prison, assortis d'une peine de sûreté des deux tiers par le tribunal correctionnel de Paris.

Le président de la 16e chambre correctionnelle a expliqué à l’ancien soldat de 31 ans que sa condamnation tenait compte de "la longueur de [sa] présence sur zone", "du fait qu’[il avait] de toute évidence porté des armes" et de son "retour clandestin" après avoir été blessé.

Dans son réquisitoire, le 6 décembre, la procureure avait insisté sur la "dangerosité manifeste" de Mehdi Kamallah, demandant dix ans de prison contre cet ex-soldat aux "convictions radicales" profondément ancrées.

Favorable au jihad

Formé au maniement du lance-roquette, le jeune homme avait déserté en 2010, faute de pouvoir pratiquer sa religion comme il l'entendait. Il était parti trois fois en opération militaire extérieure, au Tchad, en Côte d'Ivoire et au Sénégal. Le quotidien Le Parisien révèle qu’il aurait été en lien avec la mouvance salafiste lilloise, se disant favorable à la charia et au jihad, et prêt à mourir en martyr.

Mehdi Kamallah, détenu depuis 2015, comparaissait avec deux autres hommes, originaires comme lui de la région de Roubaix, dans le Nord. À l’audience, ils avaient tenté de convaincre le tribunal qu'ils ne formaient pas un groupe, mais plutôt une "bande de copains" et que leur départ en Syrie, à tour de rôle, n'était pas concerté.

Pierre Tricot, un jeune de 26 ans converti à l'islam à l'âge de 13 ans, a été condamné à six ans de prison. Quant à Mohamed Bourras, 29 ans, crâne rasé et barbe fournie, il s'est vu infliger une peine de quatre ans de prison.

Les trois hommes risquaient jusqu'à dix ans de prison pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste", ces combattants ayant passé quelques semaines ou mois en Irak et en Syrie.

Les autorités estiment à environ 700 le nombre de Français actuellement dans cette zone.

Avec AFP
 

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