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Dans la presse

"La CIA à Trump: 'le silence est d'or'"

Capture d'écran France 24

Au menu de cette revue de presse internationale du lundi 16 janvier : l’avertissement de la CIA à Donald Trump, l’exécution de trois chiites à Bahreïn et une nouvelle émeute dans une prison brésilienne.

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On commence cette revue de presse internationale avec la mise en garde, hier, du patron de la CIA, qui conseille à Donald Trump de «faire attention à ce qu’il dit».
 
Tweeter à tout bout de champ pourrait impliquer des risques en matière de sécurité, a déclaré en substance le patron de l’agence, d’après The Guardian, qui fait état de l’inquiétude de John Brennan face au penchant du futur président à communiquer directement via Twitter. «La spontanéité n'est pas quelque chose qui protège les intérêts de la sécurité nationale, donc quand il s'exprime ou réagit, il faut être sûr qu'il comprend bien les implications et l'impact profonds que cela peut avoir sur les États-Unis», a déclaré le directeur de la CIA, qui a également estimé «révoltant» que Donald Trump ait assimilé le travail des agences de renseignement américaines à des comportements nazis, pour qualifier le rapport bourré d’allégations à son sujet qui a fuité dans la presse la semaine dernière. John Brennan dont la liberté de ton doit aussi sans doute quelque chose chose à son départ imminent de la CIA, d’après The Guardian.
 
Donald Trump, lui, a multiplié les déclarations, ce week-end, avant son investiture vendredi. La presse américaine, dont The Washington Post, relève que le futur président s’est engagé à remplacer l’Obamacare par un nouveau plan destiné à assurer tous les Américains, sans en livrer toutefois les détails, tout en assurant vouloir forcer l’industrie pharmaceutique à négocier directement avec le gouvernement les prix des médicaments délivrés dans le cadre de Medicaid et Medicare, le système de santé pour les personnes âgées et les plus démunis.
La presse européenne, elle, s’intéresse à la salve de critiques du président-élu à l’égard de l’UE. Dans un entretien accordé à Bild et au Times, Donald Trump a notamment affirmé que le Brexit allait être un «succès» et qualifié le choix d'Angela Merkel d'accueillir des migrants d'«erreur catastrophique» - une erreur qui amènera, selon lui, d’autres pays à sortir de l’UE. «Le Brexit n'est qu'un début», prévient Trump, qui assurevouloir conclure un accord  commercial avec Londres. «Nous allons travailler très dur pour (qu'un tel accord) soit conclu rapidement et dans les règles. (Ce sera) bon pour les deux parties», promet-il. «Les pays (membres de l’OTAN) ne payent pas ce qu'ils devraient», a par ailleurs répété Donald Trump, en qualifiant de nouveau l'organisation d’«obsolète», tout en assurant que celle-ci restait «à (s)es yeux très importante». C'est ce qu’on appelle souffler le chaud et le froid. Le chaud, plutôt que le froid, s’agissant de la Russie, pour laquelle le président-élu dit envisager une levée des sanctions en échange d’un accord sur la réduction des armes nucléaires.
 
À Bahrein, trois chiites, condamnés à mort pour un attentat qui a coûté la vie à trois policiers, ont été exécutés hier. D’après The Washington Post, cette exécution a ravivé les tensions entre la dynastie sunnite au pouvoir et la majorité chiite, qui accuse les autorités d’avoir condamné les trois hommes après un procès inéquitable, et sur la base d’aveux obtenus sous la torture. Des accusations confirmées par l’ONG Human Rights Watch. Le quotidien rappelle qu’il s’agit des premières exécutions depuis le mouvement pro-démocratique de 2011, qui avait provoqué une vague de répression contre les chiites. S’agissant des exécutions d’hier, Al Akhbar accuse les Émirats arabes unis d’avoir tiré les ficelles, et d'être derrière la décision de Bahreïn. Le quotidien libanais proche du Hezbollah relève, lui aussi, que les manifestations de protestation de ce week-end interviennent alors que les chiites s’apprêtent à commémorer les six ans du début de leur soulèvement contre la dynastie au pouvoir.
 
Au Brésil, une nouvelle émeute dans une prison du nord-est du pays a eu lieu ce week-end, faisant au moins 26 morts. D’après A Folha de Sao Paulo, l’affrontement se serait produit dans la prison d'Alcaçuz, près de Natal, lorsque des détenus, probablement membres de gangs rivaux, seraient parvenus à sortir de leurs quartiers. Le journal évoque une confrontation, cette fois, entre le Primeiro Comando da Capital et le Sindicato do Crime, dont seraient issues la grande majorité des victimes. Il s'agit du troisième affrontement de ce type, depuis le début de l’année, qui porterait le nombre de détenus tués à 134 en 15 jours, selon le journal, qui plaide une nouvelle fois pour une «réorientation radicale» de la politique pénale. «Il est honteux qu’il ait fallu attendre le massacre de plus d’une centaine de prisonniers pour que les autorités judiciaires se penchent sérieusement et dans l’urgence sur le caractère médiéval des prisons brésiliennes», dénonce le journal, qui demande également non seulement la dépénalisation de la consommation de drogue, mais aussi la légalisation des drogues, pour résoudre la crise pénitentiaire et «suffoquer» les organisations criminelles qui tirent profit du chaos.
 
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