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Vers un Brexit "dur" : Theresa May expose sa stratégie

La Première ministre britannique, Theresa May, à la sortie de Downing Street, le 11 janvier.
La Première ministre britannique, Theresa May, à la sortie de Downing Street, le 11 janvier. Daniel Leal-Olivas, AFP

Dans un discours très attendu, la Première ministre britannique doit dévoiler mardi sa feuille de route pour le Brexit. Elle devrait annoncer le prochain retrait du marché unique, de l'union douanière européenne et de la Cour européenne de justice.

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Évasive jusque-là sur le Brexit, la Première ministre britannique, Theresa May, doit exposer mardi 17 janvier sa stratégie pour les négociations à venir avec l'Union européenne (UE), lors d'un discours très attendu à Londres. Près de sept mois après le vote historique des Britanniques pour une sortie de l'UE, cette intervention doit marquer une vraie rupture. À en croire les fuites orchestrées dans la presse, la tendance serait à un Brexit "dur".

Au risque de faire souffrir la livre sterling, qui a déjà piqué du nez lundi, Mme May pourrait annoncer le prochain retrait du marché unique, de l'union douanière européenne et de la Cour européenne de justice, dans le but de reprendre le contrôle de l'immigration européenne, la priorité de Londres. Selon le journal anglais The Telegraph, ce discours devrait comprendre 12 objectifs de discussion. Seule certitude : la promesse de déclencher la procédure de divorce d'ici la fin mars, prélude à deux ans de négociations avec Bruxelles.

>> À lire : Tim Barrow, nouvel ambassadeur du Royaume-uni auprès de l'Union européenne

Pacifier le pays

En affichant sa volonté de sortir le Royaume-Uni du marché unique, Theresa May montrerait qu'elle a pris acte des mises en garde des Européens, rappelant qu'il n'y aura pas d'accès possible sans respect du principe de libre circulation. "Nous voulons un nouveau partenariat équitable (...) pas un statut de membre partiel ou associé de l'UE, qui nous laisserait à moitié dedans ou à moitié dehors", devrait déclarer Theresa May, selon des propos diffusés lundi soir par Downing Street.

La cheffe du gouvernement conservateur devrait également insister sur la construction d'un Royaume-Uni "ouvert sur le monde" qui signe ses propres accords commerciaux avec des pays du Commonwealth, les géants asiatiques et les États-Unis.
Elle a reçu lundi 16 janvier le soutien enthousiaste du président élu américain Donald Trump, qui a annoncé au Times vouloir conclure "très rapidement" un tel accord.

Mais Theresa May risque de se heurter à l'intransigeance des autres leaders européens, la chancelière allemande Angela Merkel en tête, qui refusent une "Europe à la carte".
Anticipant des négociations compliquées, le ministre britannique de l'Économie, Philip Hammond, a menacé l'UE de se lancer dans un dumping fiscal pour "regagner de la compétitivité", si son pays n'obtient pas ce qu'il désire.

Enfin, ce discours déterminant lui permettra non seulement d'exposer son plan mais aussi de pacifier un pays profondément divisé depuis le référendum, remporté avec 52 % des voix par les eurosceptiques. Elle devrait appeler ses concitoyens à "mettre de côté les vieilles divisions et s'unir pour faire du Brexit un succès", plaidant pour la fin des "insultes" et de la rancoeur, ont indiqué ses services de Downing Street.

Avec AFP

 

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