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L'Ukraine porte plainte contre la Russie et l'accuse de "soutenir le terrorisme"

Des débris du vol MH17, détruit en vol par un missile en septembre 2016. L'Ukraine accuse Moscou d'avoir abattu l'avion, et demande des dédommagements.
Des débris du vol MH17, détruit en vol par un missile en septembre 2016. L'Ukraine accuse Moscou d'avoir abattu l'avion, et demande des dédommagements. Dominique Faget, AFP

Kiev a porté plainte contre Moscou devant la Cour internationale de justice, l’accusant d’avoir "soutenu le terrorisme" sur son territoire, et demande des dédommagements pour le bombardement de civils et le crash du vol MH17.

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La Cour internationale de justice (CIJ), instance judiciaire la plus élevée de l'ONU, a annoncé mardi 17 janvier que l’Ukraine avait déposé une plainte contre la Russie, l’accusant d’avoir "soutenu le terrorisme" dans l’est de son territoire.

Dans un communiqué, la CIJ précise que pour Kiev, la Russie "a porté son ingérence dans les affaires ukrainiennes à des niveaux dangereux" et a donc violé les principes de la convention internationale sur la répression du terrorisme" en fournissant des fonds, y compris par des contributions en nature, à des groupes armés".

Parmi "les actes de terrorisme commis par les alliés" de Moscou, le texte cite les tirs d'artillerie et les bombardements contre des civils, ainsi que la destruction en vol du Boeing 777 de la Malaysia Airlines qui reliait Amsterdam à Kuala Lumpur.

Le vol MH17 a été abattu au-dessus de l'est de l'Ukraine le 17 juillet 2014. L'ensemble des 298 personnes présentes à son bord, en majorité des Néerlandais, ont péri. Si Moscou a toujours nié son implication dans le crash, un groupe de procureurs internationaux a affirmé, en septembre 2016, que le missile sol-air, de fabrication russe, avait été tiré depuis un village tenu par les séparatistes pro-russes.

L'Ukraine demande donc aux juges de la CIJ de condamner la Russie à des dédommagements pour, en particulier, l’avion abattu et les tirs contre les civils, et d'obliger la Russie à cesser et empêcher "tout transfert d'argent, d'armes, de véhicules, de matériels (...) ou de personnel" à des groupes s'étant livrés à des "actes de terrorisme".

Conflit depuis plus de deux ans

En mars 2014, la Russie a annexé la péninsule ukrainienne de Crimée après une intervention militaire et un référendum sur son rattachement, qualifié d'illégal par Kiev et les Occidentaux. Depuis plus de deux ans, le pays est en proie dans sa partie orientale à un conflit opposant les forces gouvernementales à des séparatistes pro-russes qui sont, selon Kiev et les Occidentaux, soutenus militairement par la Russie, ce que Moscou dément.

Dans un communiqué, le président ukrainien Petro Porochenko a déclaré : "La Russie doit payer le prix de son agression." "La Fédération de Russie viole brutalement le droit international depuis trois ans", a-t-il ajouté.

En Crimée, Kiev estime par ailleurs que la Russie viole la convention internationale sur l'élimination de toutes les formes de discriminations raciales, en soumettant systématiquement les Tatars — une minorité d’origine turque — à de mauvais traitements et en réprimant l'expression politique et culturelle de leur identité. Dans son instance à la CIJ, l’Ukraine somme la Russie de "prendre sans délai toutes les mesures nécessaires et appropriées pour mettre fin aux perquisitions et détentions injustifiées et disproportionnées dont font l’objet les Tatars de Crimée".

Avec AFP
 

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