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Ouverture du sommet de Davos sur fond de défiance populaire contre les élites économiques

Près de 3 000 dirigeants des milieux économiques et politiques sont réunis à Davos en Suisse pour le Forum économique mondial pendant cinq jours, le 17 janvier 2017.
Près de 3 000 dirigeants des milieux économiques et politiques sont réunis à Davos en Suisse pour le Forum économique mondial pendant cinq jours, le 17 janvier 2017. Fabrice Coffrini, AFP

Près de 3 000 dirigeants économiques et politiques sont réunis depuis lundi, à Davos pour, le forum économique mondial qui s'ouvre sur fond de défiance croissante des populations occidentales envers les élites économiques et le libre-échange.

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Le forum économique mondial de Davos s’ouvre mardi 17 janvier avec une tension toute particulière cette année, compte tenu de l'hostilité croissante d'une part importante des populations occidentales, notamment d'une classe moyenne en voie de déclassement, envers les dirigeants et les organisations ouvertes au libre-échange.

Xi Jinping, qui sera le tout premier président chinois à monter à la tribune, s'adressera, mardi, aux quelque 3 000 dirigeants économiques, politiques, réunis depuis la veille dans la station de ski transformée en camp retranché jusqu'à la fin du forum, vendredi.

Le chef d'État doit livrer sa vision de la mondialisation à l’élite économique internationale, bousculée par la défiance croissante des populations occidentales qui ont porté Donald Trump à la Maison Blanche.

Donald Trump, le grand absent

Sur cette vallée enneigée des Alpes plane toutefois l'ombre d'un absent, Donald Trump, qui s'installera à la Maison Blanche vendredi et qui a bâti son succès en fustigeant le libre-échange cher aux participants de Davos. Un membre de l'équipe de transition du président élu, Anthony Scaramucci, doit prendre la parole en son nom.

Les récents bouleversements politiques aux États-Unis avec l’élection de Donald Trump, mais aussi au Royaume-Uni avec le vote en faveur du Brexit, inquiètent les patrons de firmes mondiales, d’après une enquête de PricewaterhouseCoopers (PwC) publiée lundi.

L’écart de richesse se creuse dans le monde

Klaus Scwhab, le fondateur du forum, est conscient de la fracture. Il a placé cette édition sous le signe de la responsabilité des leaders, estimant qu'il fallait chercher "pourquoi les gens sont en colère et pas satisfaits".

Son organisation a d'ailleurs publié une étude montrant que le revenu annuel médian a reculé dans les pays avancés sur cinq ans. "Nous devons écouter ce que disent les gens. Les avantages de la mondialisation sont plus clairs dans les pays émergents que dans les pays développés", a commenté Sergio Ermotti, patron du géant bancaire suisse UBS.

Illustrant ces travers, l'ONG Oxfam a elle dévoilé sa traditionnelle étude sur les inégalités qu'elle publie au début de Davos, expliquant que les huit hommes les plus riches possèdent autant que la moitié la plus pauvre du monde.

"Après 30 ans de profits records, le ‘business’ avait l'opportunité d'offrir la prospérité pour tous, mais ils ont échoué et ils en payent maintenant le prix politique", selon la fédération syndicale internationale UNI Global Union, dont le chef, Philip Jennings est un habitué de Davos.

>> À lire : Le rapport choc mais discutable d'Oxfam

Avec AFP

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