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Barack Obama met Donald Trump en garde contre la "discrimination systématique"

Barack Obama tient sa dernière conférence de presse à la Maison Blanche, mercredi 18 janvier.
Barack Obama tient sa dernière conférence de presse à la Maison Blanche, mercredi 18 janvier. Nicholas Kamm, AFP

Le président américain sortant Barack Obama s'est exprimé pour la dernière fois devant la presse à la Maison Blanche, mercredi.

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Le 44e président des États-Unis, Barack Obama, a effectué mercredi 18 janvier sa dernière prise de parole devant des journalistes, à la Maison Blanche. ll quittera le pouvoir vendredi, avec la prestation de serment de son successeur, Donald Trump.

À deux jours de son départ, Barack Obama a affirmé qu'il se ferait discret pour laisser Donald Trump gouverner, mais qu'il prendrait la parole si les "valeurs fondamentales" de l'Amérique - immigration, liberté de la presse, droit de vote - étaient en danger.

"Je suis profondément convaincu que ça va aller", a-t-il déclaré, défendant, comme il le faisait déjà lors de sa première campagne en 2008, une forme d'optimisme sur l'avenir de la démocratie américaine.

Très à l'aise dans la défense de son bilan, le ton calme, le président sortant à tracé une ligne entre le jeu politique normal, auquel il n'entend pas se mêler, et les questions qui touchent au fonctionnement même de la démocratie, lançant de fait un avertissement à son successeur.

"Je mets dans cette catégorie la discrimination systématique, les obstacles au droit de vote, les tentatives visant à faire taire les voix discordantes ou la presse ou encore l'idée d'expulser des enfants qui ont grandi ici et qui sont, à tous égards, des enfants américains".

Barack Obama quitte le pouvoir nanti d'une cote de popularité au zénith, proche de celle dont il bénéficiait à son arrivée en 2009.

>> À lire : Du climat à Israël, comment Obama savonne la planche à son successeur

"Justice a été rendue dans l'affaire Chelsea Manning"

Barack Obama a aussi défendu le bilan de ses deux mandats, et en particulier la décision annoncée mardi de commuer la peine de Chelsea Manning, condamnée à 35 ans de prison pour avoir transmis des documents confidentiels au site WikiLeaks.

"Je n'ai aucun problème à dire que justice à été rendue", a-t-il déclaré. Chelsea Manning a purgé "une dure peine de prison (...) elle a été jugée (...) elle a admis sa responsabilité pour son crime, la peine qu'elle a reçue était très disproportionnée", a-t-il ajouté, rappelant qu'il avait commué et non annulé cette peine.

>> À lire aussi : Pourquoi les cas Chelsea Manning et Edward Snowden sont en de nombreux points différents

La militaire, qui s'appelait Bradley Manning au moment des faits reprochés, sera libérée le 17 mai. Elle avait été condamnée en août 2013 pour avoir transmis plus de 700 000 documents confidentiels au site WikiLeaks.

La situation "explosive" du conflit israélo-palestinien

C'est sur le conflit israélo-palestinien, sur lequel il s'est dit "profondément inquiet", que le président démocrate a lancé la mise en garde la plus nette à Donald Trumps, qui a promis d'installer l'ambassade américaine à Jérusalem, un geste qui sonnerait le glas d'une possible "solution à deux États".

Mettant en garde contre le fait de procéder à des décisions unilatérales "soudaines" dans un environnement potentiellement "explosif", il a aussi appelé à la reprise du dialogue, soulignant combien le statu quo était "dangereux pour Israël, mauvais pour les Palestiniens, mauvais pour la région et mauvais pour la sécurité aux États-Unis".

Au moment où l'équipe de Donald Trump a promis de revoir la nature des relations de l'exécutif américain avec les médias, Barack Obama a défendu l'importance de la salle de presse, depuis laquelle il s'exprimait, au cœur de la prestigieuse aile Ouest de la Maison Blanche.

Avec AFP

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