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Primaire de la gauche : Valls se pose en réformiste, Peillon en rassembleur

Vincent Peillon et Manuel Valls, dimanche 15 janvier 2017, lors du deuxième débat de la primaire de la gauche.
Vincent Peillon et Manuel Valls, dimanche 15 janvier 2017, lors du deuxième débat de la primaire de la gauche. Bertrand Guay, AFP

Manuel Valls et Vincent Peillon ont tenu chacun vendredi, à Paris, leur dernier meeting avant le 1er tour de la primaire de la gauche, prévu dimanche 22 janvier. Tous deux ont tenu à nuancer les critiques faites au bilan de François Hollande.

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Ils espèrent toujours rallier à eux les défenseurs du bilan de François Hollande. Manuel Valls et Vincent Peillon, qui se sont livrés à quelques passes d'armes, jeudi soir lors du dernier débat télévisé, ont chacun tenu leur dernier meeting de campagne à Paris, vendredi 20 janvier, avant le premier tour de la primaire de la gauche en ayant à cœur de galvaniser leurs troupes et de finir leur campagne en beauté.

Terminé le cap à gauche du début de campagne pour Manuel Valls. L'ancien Premier ministre a décidé ces derniers jours, et notamment lors de son ultime meeting de campagne, au Trianon, à Paris, d'assumer son bilan au gouvernement et même de le revendiquer.

C'est donc un réformateur assumé qui a appelé ses partisans à aller voter dimanche. Sous les yeux de la ministre du Travail Myriam El Khomri, et alors que le début de son meeting avait été perturbé par un opposant qui a crié dans la salle de théâtre "49-3 on n'oublie pas", Manuel Valls s'est appliqué à défendre la Loi travail. "Depuis quand la gauche n'assume plus ses avancées sociales ?", a-t-il lancé. "Abroger la Loi travail, c'est abolir la démocratie sociale. J'ai assumé les évolutions nécessaires de cette loi. Je suis un réformiste !"

>> À voir : Hamon ciblé et Macron dénigré lors du dernier débat de la primaire de la gauche

Le candidat à la primaire de la gauche a également attaqué une nouvelle fois le revenu universel de Benoît Hamon, un candidat considéré de plus en plus comme un sérieux rival. "Je ne suis pas là pour faire de fausses promesses, a-t-il affirmé. Je ne veux pas de ces mirages qui s'évaporent en un instant et qui sèment la désillusion, la rancune, les procès en trahison. Je ne suis pas là pour je ne sais quelle surenchère à qui serait plus de gauche. La gauche gagne quand elle parle à tous les Français, à leur cœur et à la raison. Elle gagne quand elle est unie sur un projet clair et crédible. Elle perd quand elle est divisée et en-dehors des réalités."

Une ligne partagée par ses soutiens qui étaient entre 1 200 et 1500 vendredi soir au Trianon. "Manuel Valls incarne une gauche de gouvernement plus réaliste, me semble-t-il, que Benoît Hamon ou Arnaud Montebourg, estime Pierre-Michel, 60 ans. Car son revenu universel, ça coûte quand même 300 milliards..."

Au même moment, Vincent Peillon, lui aussi en meeting à Paris, dans le 12e arrondissement, appelait à "une insurrection dans les urnes". "Je n’ai pas renoncé à faire gagner la gauche en mai 2017", a lancé l'ancien ministre de l'Éducation nationale devant 500 personnes, parmi lesquelles se trouvaient au premier rang la fille de François Mitterrand, Mazarine Pingeot, et la maire de Paris, Anne Hidalgo.

Vincent Peillon a affirmé n’avoir "aucun doute" sur le fait qu’il soit "possible" de rassembler "la grande famille de la gauche élargie". Disant avoir senti "de la complicité" avec ses concurrents à la primaire lors du débat télévisé de jeudi soir, il n’a pas caché non plus qu’il se préparait aussi à "de longues discussions avec Jean-Luc Mélenchon". Emmanuel Macron ? "Il reviendra dans la famille", a-t-il devisé en rappelant que c’était un ancien ministre de François Hollande.

>> À lire : L'alternative Hamon qui agace le clan Montebourg

Au sujet du bilan du président de la République justement, Vincent Peillon a pointé "des erreurs" mais qui permettront, selon lui, "de faire mieux demain". C’est ce jugement "équilibré" du bilan du quinquennat que Marine et Aurélien, des militants socialistes, apprécient chez lui. "C’est aussi le seul à gauche à même de rassembler de Mélenchon à Macron", ajoute Aurélien, pour qui Manuel Valls est "trop autoritaire".

À 23 ans, Margot, elle, se cherche. Elle a assisté il y a peu à un meeting d'Emmanuel Macron, à Clermont-Ferrand. Elle n'est pas militante et souhaite juste recueillir le maximum d’informations avant de soutenir qui que ce soit. Comme elle pense voter dimanche à la primaire et qu’elle a entendu parler du meeting de Vincent Peillon sur Twitter, elle est venue écouter ce qu’il avait à dire. Résultat ? "Pas mal", juge-t-elle sans être toutefois persuadée de voter pour lui dimanche.

>> Revivez les derniers meetings de campagne de Manuel Valls et Vincent Peillon :

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