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Gambie : les soldats de la Cédéao à Banjul pour sécuriser l'arrivée d'Adama Barrow

Les troupes de la Cédéao ont commencé à sécuriser la Gambie.
Les troupes de la Cédéao ont commencé à sécuriser la Gambie. Seyllou, AFP

Des soldats ouest-africains ont fait leur entrée dans Banjul, capitale de la Gambie, dimanche. Ils doivent sécuriser la ville en vue de l'arrivée du président Adama Barrow après le départ de Yahya Jammeh, qui dirigeait le pays depuis 1994.

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La situation en Gambie commence à ressembler à un épilogue un peu plus rassurant. Les soldats de la Micega, la mission en Gambie de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao), ont passé la frontière où ils ont été accueillis par les vivats des habitants et des militaires gambiens réunis là. Leur mission : "Contrôler des points stratégiques en vue de sécuriser les populations et faciliter la prise de fonction du président élu Adama Barrow, après le départ de l'ancien président Yahya Jammeh", a indiqué le général François Ndiaye, commandant de la mission.

Le nombre de soldats de la Micega, déployés dimanche en territoire gambien, n'est pas encore connu mais, selon les journalistes de l'AFP, il y en aurait plusieurs centaines sur les 7 000 que doit mobiliser la Cédéao.

Une source militaire au sein du commandement a assuré à l'AFP que, pour le moment, "il n'y a eu aucun coup de feu, aucune escarmouche, aucun tir de sommation sur le terrain jusqu'à maintenant".

Adama Barrow "attend le feu vert" pour revenir en Gambie

Adama Barrow se trouve toujours à Dakar, au Sénégal, où il a officiellement prêté serment le 19 janvier. Dans un entretien exclusif à France 24, il a affirmé qu'il attendait la sécurisation de Banjul par les troupes de la Cédéao pour revenir dans le pays.

"Les troupes de la Cédéao [...] doivent me donner le feu vert pour revenir dans la capitale. Je ne peux pas donner ni d'heure ni de date précise, mais ce sera pour très bientôt", a-t-il déclaré.

Adama Barrow a été élu président de la Gambie, lors du scrutin du 1er décembre, mais Yahya Jammeh, qui dirigeait le pays depuis 1994, refusait de reconnaître sa défaite. La crise politique aura duré six semaines, avant que l'ancien président ne consente à partir sous la menace d'une intervention militaire de la Cédéao.

C'est dans la soirée du 21 janvier qu'il a décollé de l'aéroport de Banjul. Après une escale à Conakry, d'où il est reparti peu après, il devait rejoindre la Guinée équatoriale, bien que le pays n'ait pas confirmé sa présence sur son sol à l'AFP.

Yahya Jammeh ne serait pas parti seul et aurait emporté quelques souvenirs avec lui. Dimanche soir, Adama Barrow l'a accusé sur la radio sénégalaise RFM d'avoir vidé les coffres de l'État : "Selon les premières informations que nous avons reçu, il n'y a pas d'argent dans les coffres. C'est ce qu'on nous a dit, nous clarifierons la situation lorsque nous aurons effectivement pris nos fonctions".

Avec AFP et Reuters

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