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Les services de renseignement s’intéressent aux relations russes du "M. Sécurité" de Donald Trump

Michael Flynn a été nommé conseiller à la sécurité nationale par Donald Trump en novembre 2016.
Michael Flynn a été nommé conseiller à la sécurité nationale par Donald Trump en novembre 2016. Saul Loeb, AFP

Michael Flynn, le nouveau conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, fait l’objet d’une enquête des services de renseignement américains. Ces derniers veulent en savoir davantage sur ses relations avec le Kremlin, selon le Washington Post.

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Les services américains du contre-espionnage s’intéressent de très près à l’un des bras droits les plus influents du nouveau locataire de la Maison Blanche : le conseiller à la sécurité nationale Michael Flynn. Les communications de cet ancien général, qui a dorénavant ses quartiers à côté du Bureau ovale, ont été épluchées par le FBI, la CIA et la NSA, rapporte le Washington Post, dimanche 22 janvier.

Michael Flynn est le premier membre du nouveau gouvernement à se retrouver dans le collimateur des espions américains, dans le cadre de l’enquête sur les liens entre les proches de Donald Trump et le gouvernement russe, souligne le journal. Si l’enquête est avérée, la situation serait cocasse : le rôle de conseiller à la sécurité nationale consiste notamment à superviser le travail de toutes les agences de renseignement. “Nous n’avons pas connaissance d’une telle enquête”, a déclaré Sarah Sanders, la porte-parole de la Maison Blanche.

Cinq coups de fil en un jour

Les enquêteurs s’intéressent tout particulièrement à la correspondance qu’a entretenue Michael Flynn avec Sergey Kislyak, l’ambassadeur de Russie aux États-Unis, dans les semaines qui ont précédé l’investiture du 45e président américain. Il a notamment appelé le diplomate russe à cinq reprises le 29 décembre, le jour même où Barack Obama a décidé d’expulser 35 agents russes et accusé le Kremlin d’être à l’origine d’une campagne de cyber-propagande durant la campagne présidentielle américaine.

Michael Flynn avait eu d’autres entretiens avec Sergey Kislyak après avoir été choisi, en novembre 2016, pour devenir le prochain conseiller à la sécurité nationale. Ces discussions auraient porté sur les modalités d’un possible entretien téléphonique entre Donald Trump et Vladimir Poutine après l’investiture, avait expliqué en décembre Sean Spicer, le porte-parole du nouveau président.

Il n’est ni rare, ni interdit pour des officiels américains d’avoir des contacts avec des représentants d’autres pays. Rien n’indique, par ailleurs, que les services du renseignement ont trouvé quoi que ce soit de compromettant ou d’illégal concernant Michael Flynn. Le principal risque pour ce M. Sécurité de Donald Trump est d’avoir enfreint une loi de 1799, qui interdit à tout citoyen américain de négocier avec des gouvernements de pays avec qui les États-Unis sont en froid.

Un habitué des plateaux de la télévision publique russe

En outre, de par son rôle, cet ancien général a très tôt été associé aux réunions d’informations sur la sécurité nationale, organisées pour Donald Trump. Il a donc eu accès à des informations sensibles et, dans le contexte des relations tendues avec la Russie, ces conversations avec des représentants de Moscou intriguent les services de renseignement.

L’intérêt porté à Michael Flynn doit aussi à sa proximité avec la Russie. Le nouveau conseiller de Donald Trump est un habitué des plateaux de RT, la télévision publique d’informations en continu russe, accusée d’être l’un des principaux instruments de propagande de Moscou. Michael Flynn “y a souvent avancé l’idée d’un rapprochement entre la Russie et les États-Unis”. Il a aussi défendu la neutralité de la chaîne assurant au Washington Post ne pas voir de différence avec CNN.

L’ex-militaire est allé encore plus loin qu’offrir son analyse à RT. Il a assisté à un dîner de gala pour célébrer les 10 ans de la chaîne, à Moscou, en décembre. Après s’y être livré à une séance de questions-réponses de 40 minutes autour du thème des grands enjeux internationaux, il a dîné à côté du président russe Vladimir Poutine. Conscient de l’impact de cette image, les deux hommes côte-à-côte, il a précisé, peu après l’événement, qu’il n’avait pas demandé à être assis à côté du maître du Kremlin.

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