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Dans la presse

"Primaire: la gauche regarde ailleurs"

France 24

Au menu de cette revue de presse française, lundi 23 janvier, les résultats du premier tour de la primaire de la gauche. Benoît Hamon arrive en tête, devant Manuel Valls – deux visions opposées, menacées d’une élimination dès le premier tour de la présidentielle. La visite de François Fillon à Berlin. Et un sommet sur la Syrie parrainé par Moscou.

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A la Une de la presse française, ce matin, le résultat du premier tour de la primaire de la gauche. Arrivé en tête, le frondeur Benoît Hamon distance l’ex-Premier ministre Manuel Valls, sur fond de participation «en demi-teinte», selon les journaux.
 
«Une contre-performance et une surprise, laquelle l’emportera sur l’autre?», s’interrogent les Echos, qui estiment que «le PS a raté hier sa première marche». «Il espérait hier faire la démonstration de sa vitalité. Las. Avec environ 1,8 million de votants (contre 2,7 millions en 2011 et 4,3 millions pour la primaire de la droite), le «coup de booster» attendu ressemble plutôt à un démarrage de 2 CV», cingle le journal, qui évoque le «climat glaciaire» dans lequel va se dérouler le match Hamon/Valls. «Au terme du quinquennat Hollande, le PS semble pétrifié, dans le discrédit et les divisions: l’opinion continue de regarder ailleurs», poursuivent les Echos. «L’électorat de gauche regarde désormais ailleurs», répète l’Humanité, pour qui cette participation «en demi-teinte» illustre «la déception» de ces électeurs, et va «handicaper» le vainqueur de la primaire, même si le patron du PS, Jean-Christophe Cambadélis, assure que les socialistes sont «loin de la déroute».
 
La presse évoque un PS «fracturé». Hamon et Valls incarnent les visages de «deux gauches» aux lignes «radicalement opposées», d’après Libération, qui évoque «l’impératif catégorique» pour chacun des deux candidats de «conjuguer (à la fois) le rêve et le réalisme», pour éviter une élimination de la gauche dès le premier tour de la présidentielle. «Le PS coupé en deux», titre le Parisien, qui voit dans l’arrivée en tête de Benoît Hamon la manifestation d’une attente de «renouveau politique». «La gauche passéiste que brocardait volontiers Valls, en opposition à son réformisme social-démocrate, est bien celle qui a le vent en poupe – peut-être parce qu’elle fait encore rêver ceux qui croient toujours à la gauche», relève le journal, qui prévient que le parti socialiste «n’échappera pas à une profonde recomposition». Mais la conciliation, la réconciliation sont-elles possible? Le Figaro en doute. «Si lorsque la victoire se profile, des personnalités différentes sont prêtes à monter sur une même embarcation qui les conduit vers un horizon radieux, c’est le sauve-qui-peut qui l’emporte lorsque le navire prend l’eau», philosophe le journal. «La primaire aura un vainqueur; mais pour le PS, le plus dur commence maintenant».
 
Eliminé, Arnaud Montebourg appelle à voter en faveur de Benoît Hamon.  Arno future», quel sera l’avenir du grand perdant de cette primaire?, s’interroge le Huffington Post, qui rappelle que le directeur de campagne de l’ex-ministre du Redressement productif a qualifié le programme de Benoît Hamon, chantre du revenu universel, de «gauche Carambar». «Vous ouvrez un Carambar, vous y voyez une idée, elle est originale sans doute, irréalisable certainement». Si le ralliement de Montebourg à Hamon n’est pas exactement ce qu’on appelle un soutien franc et sans réserve, il pourrait néanmoins contribuer à lui offrir la victoire, dimanche prochain, au point que certains se demandent si Manuel Valls a «d’ores et déjà perdu la primaire de la gauche». L’ex-Premier ministre n’est pas favori pour le second tour, d’après le Parisien, qui rapporte que ce dernier brandit l’élimination de la gauche dès le premier tour de la présidentielle, en prévenant les électeurs de gauche qu’ils devront choisir entre «le vote possible», en sa faveur évidemment, «contre la défaite assurée». Manuel Valls et Benoit Hamon, qui subissent déjà les appels au désistement de Jean-Luc Mélenchon et  Emmanuel Macron – c’est ce que rappelle le dessin de Willem pour Libération, qui montre le candidat de la France insoumise et celui d’En marche! prêts à ne faire qu’une bouchée des socialistes. «Laissez-nous quelques miettes», demandent Marine Le Pen et François Fillon.
 
François Fillon, lui, doit rencontrer Angela Merkel aujourd’hui à Berlin. Dans un entretien au Monde, le candidat de la droite à l’Elysée affiche sa volonté de restaurer le couple franco-allemand, tout en défendant sa vision d’une Europe, «moins dépendante des Etats-Unis et réconciliée avec la Russie», selon le journal, qui a interrogé l’ex-Premier ministre sur le fait qu’il semble «minimiser» le «danger» représenté par Moscou: «Je ne minimise rien», se défend François Fillon. «Nous avons commis des erreurs par le passé en poussant la Russie dans ses travers. C’est un pays immense qu’on ne peut pas traiter avec légèreté, c’est un pays qui n’a pas de tradition démocratique et qui détient l’arme nucléaire. Il y a deux options: soit on essaie de trouver un accord avec la Russie, soit on l’affronte. Qui peut raisonnablement vouloir entrer en conflit avec la Russie?». «Penser qu’on va faire plier le peuple russe en lui imposant des sanctions économiques est naïf. ll faut refonder notre relation avec la Russie».
 
La Russie parraine les pourparlers sur la Syrie qui s’ouvrent aujourd’hui, à Astana, au Kazakhstan. A l’occasion de ce sommet, la Croix a recueilli les témoignages de quatre Syriens, qui parlent de leurs attentes et de leurs espoirs, six ans après le début d’une guerre qui a fait plus de 300 000 morts. Parmi eux, le romancier originaire d’Alep Khaled Khalifa, qui raconte que le régime lui a cassé une main pour avoir participé à une procession funéraire. «Le peuple syrien, dit-il, est désormais sans espoir. Il est seul, c’est très douloureux. Si le régime reste en place, la guerre continuera pendant des années».
 
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