Dans la presse

"Trump à la Maison-Blanche: ça commence mal"

France 24
6 mn

Au menu de cette revue de presse internationale, lundi 23 janvier, les négociations entre les rebelles et le régime syrien, qui s’ouvrent aujourd’hui à Astana. Le premier week-end mouvementé de Donald Trump en tant que président des États-Unis. Et une recommandation qui ne va sans doute pas lui plaire...

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On commence cette revue de presse internationale à Astana, au Kazakhstan, où les émissaires de Bachar el-Assad et les rebelles syriens ne vont pas, finalement, négocier directement.
 
Parrainé par la Russie, le rendez-vous se tient par ailleurs en l’absence de délégation américaine, relève Russia Today, qui rapporte que les Etats-Unis, comme la France et la Grande-Bretagne d’ailleurs, seront simplement représentés par leur ambassadeur au Kazakhstan, officiellement, pour des raisons liées à la passation de pouvoirs outre-Atlantique, selon la Maison-Blanche. Alors que l’opposition syrienne apparaît toujours aussi divisée, Sputnik News s’interroge sur les «intérêts communs» que pourraient avoir le régime et les rebelles – le site russe soutenant que le président syrien comme l’opposition pourraient s’unir contre l’ennemi commun que serait le groupe Etat islamique, affirmant, au passage, que l’opposition politique à Bachar El Assad «ne dispose d’aucun soutien solide sur le terrain». Quoi qu’il en soit, le quotidien libanais Al Akhbar assure pour sa part que Moscou, Téhéran et Ankara, se sont déjà mis d’accord pour faire aboutir ces négociations et montrer que ce sont bien qui détiennent les clés du futur de la Syrie.
 
Aux Etats-Unis, Donald Trump a commencé à poser les premiers jalons de son mandat. The New York Times évoque un premier week-end «mouvementé» pour le nouveau président américain, qui aurait semé le trouble jusque dans les rangs de ses plus hauts collaborateurs. «Ses deux premiers jours à la Maison-Blanche se sont déroulés de la même façon qu’il a mené sa campagne», résume le journal: «avec des messages énervés sur Twitter, une obsession familière pour les insultes, une série de méandres et parfois de déclarations fausses – le tout conduisant à des tentatives pour réparer les dégâts». «Le problème, c’est que ce qui fonctionne pour entrer à la Maison-Blanche ne fonctionne pas toujours une fois qu’un candidat s’y trouve», prévient The New York Times, tandis que The Daily Beast accuse l’Administration Trump d’avoir commencé ce mandat par «un gros mensonge à propos d’une petite chose»: la déclaration, samedi, du porte-parole de Donald Trump, qui s’en est pris aux journalistes en dénonçant des tentatives«honteuses» de minimiser le succès populaire de la prestation de serment du nouveau président. «Ce fut la plus grande foule jamais vue lors d’une investiture, point barre», a affirmé Sean Spicer, sans toutefois fournir d’éléments appuyant ses dires. «Nous allons demander à la presse de rendre des comptes», a-t-il ajouté, prévenant que «les Américains (méritaient) mieux et (que) tant qu’il sera le messager d’un mouvement, Donald Trump s’adressera directement à eux». Spicer a ensuite refusé de répondre aux questions des journalistes. Est-ce une simple question de point de vue? Pas sûr, en tout cas, que ces deux photos publiées par The Independent suffisent à convaincre l’équipe Trump. A gauche de l’image, les spectateurs rassemblés pour la prestation de serment, vendredi dernier, et à droite, la foule réunie pour voir Barack Obama prêter serment en janvier 2009. Comment dit-on déjà? Il n’y a pas photo…
 
Donald Trump a notamment critiqué sur Twitter les larges manifestations qui se sont déroulées au lendemain de son investiture. «J'ai regardé les manifestations hier mais j'ai comme l'impression que nous venons d'avoir une élection! Pourquoi ces gens ne sont-ils pas allés voter?», s'est-il interrogé, estimant que «les célébrités (qui s’étaient jointes à ces manifestations) (avaient) fait beaucoup de mal à leur cause». Mais les Américains et les vedettes n’ont pas été les seuls à descendre dans la rue pour dire leur opposition à Donald Trump, rappelle The New York Times, qui rapporte qu’outre les centaines de milliers de personnes qui ont manifesté à Washington, samedi, pour soutenir les femmes et soulever un mouvement de contestation, des milliers de manifestants se sont rassemblés un peu partout dans le monde, à Nairobi, au Kenya, à Durban, en Afrique du sud, mais aussi à Londres, où plus de 100.000 personnes ont défilé, et à Paris, où plusieurs milliers de manifestants ont rejoint le mouvement sur la place du Trocadéro.
 
Donald Trump, qui se présente lui-même comme un bourreau de travail, n’appréciera peut-être pas non plus ces recommandations publiées par The Guardian. Consultant dans la Silicon Valley, et professeur à la très prestigieuse université de Stanford, Alex Soojung-Kim Pang, qui signe un ouvrage intitulé «Le repos: pourquoi on obtient plus de résultats en travaillant moins», milite en faveur d’une limitation du temps de travail et d’une augmentation du temps consacré au repos car, dit-il, ces deux paramètres conjugués permettent d’accroître la créativité et la productivité.
 
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