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Investiture : Donald Trump "ne ment pas", il présente des "faits alternatifs"

Donald Trump, 45e Président américain, a été investi à Washington le vendredi 20 janvier.
Donald Trump, 45e Président américain, a été investi à Washington le vendredi 20 janvier. AFP

L'équipe Trump soutient, contre toute évidence, que l'investiture du nouveau président a davantage rassemblé que celle d'Obama. Ce ne sont pas des mensonges, mais des "faits alternatifs", a expliqué une conseillère du républicain.

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Comparer, en termes d’affluence, l’investiture de Barack Obama en 2009 et celle de Donald Trump, voilà qui agace le nouveau président. Samedi 21 janvier, il s'en est pris avec véhémence aux médias, les accusant d'avoir menti en sous-estimant la foule venue lui apporter son soutien.

Les autorités de la capitale ont pour règle de ne pas communiquer d'estimations de foules, afin d'éviter toute polémique. La seule façon de les estimer est de comparer les photos aériennes, qui montrent que l'investiture du républicain a rassemblé indiscutablement moins de monde que celle de Barack Obama en 2009.

La comparaison est "honteuse et fausse", a avancé, samedi, le porte-parole de Trump Sean Spicer, puisque la foule de vendredi "a été la plus importante à avoir jamais assisté à une prestation de serment, point final". Une affirmation qui va à l’encontre de la réalité, ce qui n’a jamais fait peur à Donald Trump et à son équipe.

"Honnêtement, cela avait l'air d'un million et demi de personnes, cela allait jusqu'au Washington Monument", l'obélisque du centre de la capitale américaine, a ainsi asséné Donald Trump contre toute évidence.

Interrogée sur NBC sur les raisons pour lesquelles Trump avait poussé son porte-parole à prononcer "des mensonges" sur la participation, Kellyanne Conway, conseillère du président, a répondu que ce dernier avait présenté des "faits alternatifs". 

Cette étrange tournure de phrase a aussitôt enflammé Twitter.

Série de décrets à venir

"En prenant un peu de recul, la taille exacte de la foule est un sujet peu important. Le fait que le président soit aussi obsédé (par ce sujet) l'est beaucoup plus", a estimé David Axelrod, ancien conseiller de Barack Obama, résumant l'inquiétude d'une partie de l'opinion américaine.

L'équipe du nouveau président tentait dimanche de recentrer le débat sur les jours à venir, rappelant que Donald Trump avait l'intention de signer une série de décrets pour concrétiser une partie de ses engagements de campagne.

Bonne nouvelle pour le nouveau président, dont la plupart des membres de son gouvernement attendent toujours leur confirmation par le Sénat, la voie semble désormais dégagée pour Rex Tillerson, ancien patron d'ExxonMobil choisi pour diriger la diplomatie américaine.

>> À lire sur France 24 : "Donald Trump nomme le PDG d'ExxonMobil, Rex Tillerson, secrétaire d'État"

Avec AFP

 

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