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Donald Trump prend déjà sa première mesure anti-avortement

Le président américain Donald Trump dans le Bureau ovale, le 20 janvier 2017.
Le président américain Donald Trump dans le Bureau ovale, le 20 janvier 2017. Jim Watson, AFP

Aussitôt aux commandes, le président américain Donald Trump a marqué la rupture avec Barack Obama. Il a rétabli une règle qui interdit aux ONG recevant des fonds du gouvernement fédéral américain de pratiquer ou promouvoir l'avortement.

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Il n'aura pas attendu longtemps avant de s’attaquer à l’avortement. Le nouveau président américain Donald Trump a signé dès lundi 23 janvier un décret interdisant le financement d'ONG internationales qui soutiennent l'avortement.

Le locataire de la Maison Blanche a pris cette mesure au lendemain du 44e anniversaire de "Roe V. Wade", l'arrêt emblématique de la Cour suprême qui a légalisé l'IVG en 1973 aux États-Unis, et deux jours après que des millions d'Américaines ont manifesté pour leurs droits.

Annoncée sous la présidence du président républicain Ronald Reagan, la politique remise en vigueur par Donald Trump prévoit que les fonds fédéraux d'aide internationale ne peuvent être alloués à des ONG étrangères, qui pratiquent l'avortement ou militent pour sa légalisation. Ces restrictions avaient été annulées par le président démocrate Bill Clinton, puis remises en place par le républicain George W. Bush, avant d'être annulées à nouveau par le président démocrate Barack Obama.

>> À lire : Annonces de Donald Trump – les silences qui en disent long

Une politique qui va saper des années d’efforts

La décision de Donald Trump a fait immédiatement réagir des organisations progressistes et de défense des femmes. "Les femmes les plus vulnérables dans le monde vont souffrir de cette politique, qui va saper des années d'efforts en faveur de la santé des femmes", a ainsi estimé Cecile Richards, la présidente de Planned Parenthood, le plus grand réseau de planning familial des États-Unis.

"Cela va provoquer des fermetures de cliniques dans le monde entier, avec pour corollaire une augmentation des grossesses non désirées et des avortements dangereux", a-t-elle aussi averti en appelant au "combat".

Le décret signé par Donald Trump "représente une agression à l'encontre de la santé des femmes", a de son côté jugé l'Aclu, la grande association américaine de défense des libertés. "Le fait que le gouvernement de M. Trump et les républicains du Congrès mettent à profit leur première semaine aux commandes de l'État pour s'attaquer à la santé des femmes en dit long sur leurs priorités", a dénoncé pour sa part le parlementaire démocrate Steny Hoyer.

Lors de la campagne, Donald Trump avait exprimé l'idée qu'il doit y avoir "une certaine forme de punition" pour les femmes qui ont recours à l'avortement

Une promesse de campagne

De leur côté, les associations "Pro Life", qui militent contre l'avortement, ont félicité Donald Trump pour son initiative. "Il s'agit d'une étape cruciale pour rendre sa grandeur à l'Amérique", a jugé Tony Perkins, président de l'organisation conservatrice Family Research Council, en reprenant le slogan du milliardaire. Tony Perkins a remercié le nouveau président d'avoir tenu "sa promesse de campagne de ne plus obliger les contribuables à payer pour des avortements".

Le gouvernement de Donald Trump compte de hauts responsables ouvertement hostiles au droit à l'avortement. C'est d'ailleurs entouré d'une dizaine d'hommes qu'il a signé lundi son décret. Donald Trump s'est par ailleurs engagé à nommer très prochainement à la Cour suprême un juge farouchement opposé à l'IVG.

Avec AFP

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