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Pour Macron, la France doit être capable de parler à Assad comme aux rebelles

Emmanuel Macron s'adressant aux étudiants de l'École supérieure des affaires, à Beyrouth, le 23 janvier.
Emmanuel Macron s'adressant aux étudiants de l'École supérieure des affaires, à Beyrouth, le 23 janvier. Anwar Amro, AFP

En visite au Liban, Emmanuel Macron, candidat à la présidentielle française, a plaidé pour une "politique d'indépendance, d'équilibre de capacité à parler à toutes les parties" dans le conflit syrien qui a fait plus de 310 000 morts depuis 2011.

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En visite à Beyrouth, le candidat à la présidentielle française de mai 2017 Emmanuel Macron a défendu, lundi 23 janvier, une "politique d'équilibre" à l'égard du régime et des rebelles en Syrie. Une ligne qui se démarque de la politique pro-opposition que Paris défend depuis le début du conflit.

Actuellement en troisième position dans la plupart des sondages, Emmanuel Macron a plaidé pour une "politique d'indépendance, d'équilibre de capacité à parler à toutes les parties" dans le conflit syrien, qui a fait plus de 310 000 morts depuis 2011. C'est "une logique de construction de la paix beaucoup plus qu'une logique d'intervention à tout-va pour un clan ou pour un autre", a déclaré le candidat à des journalistes, en marge d'un discours prononcé à l'École supérieure des affaires de la capitale libanaise.

>> À lire sur France 24 : "Conférence d'Astana sur la Syrie : pas de percée mais un 'optimisme prudent'"

Emmanuel Macron, qui a quitté en août 2016 le gouvernement français pour diriger son mouvement "En marche !", s'est dit opposé à ce que le départ du président syrien Bachar al-Assad soit un "préalable à tout", mais a rejeté l’idée de "pactiser" avec lui. "Assad est un dirigeant qui a failli [...], l'erreur qui a été faite, de droite ou de gauche a été à un moment de faire du départ de Bachar al-Assad un préalable à tout", a-t-il dit, au premier jour de sa visite au Liban.

"La France est là pour construire la paix"

Sous la présidence de François Hollande, Paris n'a cessé d'appeler au départ du président syrien, l'accusant de massacres contre son peuple et le qualifiant de "dictateur sanguinaire". "La France n'est pas là pour décerner des bons points et des mauvais points à qui que ce soit, elle est là pour construire la paix, c'est bien plus compliqué", a-t-il insisté.

Le candidat a également déploré que "la France ne soit pas partie prenante" aux négociations de paix syriennes parrainées en ce moment par la Russie et l'Iran, alliés du régime, et la Turquie, soutien des rebelles. "Nous devons construire une solution politique [...] avec les grandes puissances régionales en acceptant de dialoguer avec chacune d'entre elles", a-t-il souligné.

L’ancien ministre de l’Économie a appelé à la création d'un "groupe de contact" qui mettrait "les solutions diplomatique devant toute solution militaire". "Cette région a besoin de reconstruire la paix pour elle-même [...], nous avons connu les conséquences de ce conflit", a-t-il résumé.

Mardi, Emmanuel Macron doit discuter avec les dirigeants libanais de la crise des réfugiés syriens, qui sont 1 million au Liban, pays de 4 millions d'habitants.

Avec AFP

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