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Après la polémique, Roman Polanski renonce à présider les César

Roman Polanski, le 28 août 2016 à Chanceaux-près-Loches, lors d'un salon des livres.
Roman Polanski, le 28 août 2016 à Chanceaux-près-Loches, lors d'un salon des livres. Guillaume Souvant, AFP

Le réalisateur Roman Polanski renonce à présider la cérémonie des César. Il juge "injustifiée" la polémique déclenchée par des associations féministes contre sa nomination. Il avait été poursuivi aux États-Unis pour le viol d'une adolescente.

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Roman Polanski ne présidera pas la cérémonie des César le 24 février. Le réalisateur franco-polonais a annoncé, mardi 24 janvier, qu'il renonçait finalement à ce rôle en raison de la polémique, qu'il juge "injustifiée", déclenchée par des associations féministes contre sa nomination.

Ces associations, qui ont lancé une pétition pour sa destitution, avaient dénoncé des derniers jours le choix du réalisateur en raison des poursuites contre lui intentées aux États-Unis pour le viol d'une adolescente de 13 ans.

Cette polémique a "profondément attristé Roman Polanski et atteint sa famille" et le réalisateur "a décidé de ne pas donner suite à l'invitation" des organisateurs, précise un communiqué de son avocat.

L'Académie des César, présidée par Alain Terzian, n'avait jusqu'ici pas réagi. La ministre de la Culture Audrey Azoulay, elle, s'était abstenue de critiquer le choix du réalisateur multirécompensé du "Pianiste", louant un "cinéaste de très grand talent". 

Une affaire toujours en cours

Né en France de parents polonais, Roman Polanski, à l'époque âgé de 43 ans, avait été poursuivi en 1977 en Californie pour le viol d'une adolescente de 13 ans.

Libéré sous caution après 42 jours de prison, le cinéaste qui avait plaidé coupable de "rapports sexuels illégaux" avec une mineure mais nié le viol, s'était enfui des États-Unis avant le verdict, craignant d'être lourdement condamné.

Considéré depuis comme un "fugitif" par les États-Unis, il court toujours le risque d'y être extradé, malgré les interventions en sa faveur de la victime, qui a réclamé à plusieurs reprises l'abandon définitif des poursuites et dit lui avoir pardonné. En décembre, la Cour suprême polonaise a mis fin à une procédure d'extradition entamée en 2014 à la demande de la justice américaine.

Depuis 40 ans, cette affaire refait régulièrement surface. Elle avait encore été évoquée implicitement lors de l'ouverture du dernier Festival de Cannes, suscitant la colère de son épouse, l'actrice Emmanuelle Seigner.

Avec AFP

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