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L’administration Trump réexamine l'aide à la Palestine accordée par Obama

Barack Obama serre la main de Donald Trump lors de son investiture le 20 janvier 2017.
Barack Obama serre la main de Donald Trump lors de son investiture le 20 janvier 2017. AFP

Le département d'État américain va réexaminer une aide de 220 millions de dollars octroyée par l'administration Obama sortante aux Palestiniens à Gaza. Washington pourrait faire des "ajustements" jugés nécessaires.

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Quelques jours avant l’arrivée du nouveau secrétaire d’État américain, l'ancien PDG du pétrolier ExxonMobil Rex Tillerson, le département d'État, en pleine transition entre l'administration Obama et celle de Donald Trump, réexamine une aide aux Palestiniens à Gaza de 220 millions de dollars, octroyée à la dernière minute par John Kerry.

Juste avant de quitter le ministère des Affaires étrangères le 20 janvier, l'ancien chef de la diplomatie américaine a donné "instruction" à l'agence de développement USAID de débloquer "220,3 millions de dollars pour des programmes de reconstruction à Gaza", a expliqué mercredi 25 janvier le porte-parole du département d'État Mark Toner, lequel servait l'administration Obama et assure l'intérim durant la transition.

Le département d'État "réexamine cette dépense de dernière minute approuvée par l'administration précédente et fera les ajustements nécessaires pour s'assurer qu'elle corresponde aux priorités de l'administration Trump-Pence", a indiqué Mark Toner.

Changement de cap

Tout en étant un allié historique d'Israël, les États-Unis sont aussi des donateurs importants pour les Territoires palestiniens. Et dans les derniers mois de l'administration Obama, les relations se sont franchement tendues entre Washington et l'État hébreu, John Kerry accusant la droite israélienne au pouvoir et les colons de saboter la solution à deux États israélien et palestinien.

Au contraire, Donald Trump s'était montré, avant même d'arriver au pouvoir, beaucoup plus proche d'Israël et du Premier ministre Benjamin Netanyahou, ce dernier ayant d'ailleurs annoncé cette semaine une relance massive de la colonisation en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.

Le tout nouveau porte-parole de la Maison Blanche Sean Spicer a refusé mardi de commenter cette annonce par Israël de la construction de 2 500 logements dans des colonies en Cisjordanie occupée, la plus importante mesure du genre depuis des années. L'administration Obama condamnait systématiquement la poursuite de la colonisation qu'elle considérait comme illégale et comme un obstacle majeur à la reprise du processus de paix.

Avec AFP
 

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