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Même Christine Boutin a apprécié le débat entre Valls et Hamon

© Eric Fougere / Getty Images

Texte par Aude LORRIAUX

Dernière modification : 26/01/2017

Les internautes et journalistes politiques ont salué à l’unanimité un débat de bonne tenue, où les candidats ont chacun porté leurs idées avec conviction et respect mutuel.

On nous avait promis le sang et les larmes. Mais nous avons eu, n’en déplaise aux grincheux, un vrai débat.

VOIR AUSSI : Primaire de la gauche : Valls ne parvient pas à déstabiliser Hamon

Après une avalanche d’affaires en quelques 48 heures - emploi fictif de l’épouse de François Fillon, “ristournes” que se mettent dans la poche les sénateurs UMP et abus de frais de représentation du côté d’Emmanuel Macron - cette soirée avait de quoi réconcilier les Français avec la démocratie, à l’heure où une part de plus en plus grande d’entre eux rêvent d’un régime autoritaire. À tel point que même Christine Boutin a semblé intéressée, la pasionaria de la droite catho française allant jusqu’à tweeter ses points d’accord avec le candidat frondeur de la gauche du PS Benoît Hamon :

Qui a emporté la bataille des idées? Sans doute Benoît Hamon. Parce qu’il a réussi à mieux les exposer et porte une vision de long terme pensée dans la cohérence - ce que son adversaire n’a pas manqué de reconnaître.

Sa vision est celle d’un “futur désirable”, expression qu’il a martelée et déclinée aussi bien en matière d’emploi, que d’environnement ou de santé. Il a ainsi souhaité instaurer une véritable “culture de l’activité physique”, avec un “grand plan santé” où les activités sportives seraient remboursées et où l’accent serait mis sur la prévention. Sur l’emploi, il a insisté sur les transformations du travail à venir, un travail qui va selon lui se raréfier, selon des prévisions contenues dans les rapports de grandes institutions comme l’OCDE qu’il a allègrement citées (mais aussi un peu rapidement résumées…). Répondant à une question du journaliste Gilles Bouleau sur la dette, il a avantageusement esquivé le débat en se plaçant sur celui de la “dette écologique”.

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Si Manuel Valls a gardé cette ligne du candidat du “sérieux” contre celui du “rêve”, décrié comme utopiste ou irréaliste, Benoît Hamon a su se défendre par quelques répliques cinglantes : "Les rêves que vous avez financés sont ceux de ceux qui ont déjà beaucoup", a-t-il rétorqué au député d’Evry, qui lui répondait qu’il voulait bien “rêver” mais tout en restant “crédible”.

L’ex-Premier ministre a paru quant à lui plus sur la défensive, passant beaucoup plus de temps à attaquer son adversaire qu’à détailler les points de son programme et mettant peu d’idées neuves sur la table.

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Mais il a bien défendu les idées qu’on lui connaît déjà, rappelant son attachement à la laïcité, à une gestion “crédible” des finances et assumant “de nouvelles dépenses en matière de sécurité, justice, défense”. Et il a réussi à garder son calme, marquant des points avec quelques phrases percutantes, comme ce clin d’oeil à Arnaud Montebourg : "Je suis le candidat de la fiche de paie et je ne veux pas que Benoit Hamon soit celui de la feuille d'impôt".

Au final, la grande gagnante de cette soirée est peut-être la démocratie. Car s’il est difficile de départager les candidats dont aucun n’a franchement démérité, les internautes ont en revanche été unanimes sur la bonne tenue de ces échanges :

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Des échanges dans lesquels on a pu voir une vraie confrontation d’idées, pleinement assumées dans leur différence, portées avec conviction, appuyées sur des chiffres et des expertises. Une fois n’est pas coutume.

Quelque chose à ajouter ? Dites-le en commentaire.

Première publication : 26/01/2017