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Les fonctionnaires ivoiriens suspendent leur grève

L'assemblée de syndicats de fonctionnaires grévistes s'est réunie à Abidjan, vendredi 27 janvier.
L'assemblée de syndicats de fonctionnaires grévistes s'est réunie à Abidjan, vendredi 27 janvier. Capture d'écran France 24

Les fonctionnaires ivoiriens, en grève depuis des semaines, ont annoncé vendredi la suspension de leur mouvement, après avoir vu la quasi totalité de leurs revendications satisfaites. Ils poursuivront le dialogue sur le dernier point de blocage.

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Le climat de fronde sociale qui couve en Côte d’Ivoire depuis début janvier semble s’apaiser. Après la fin des mutineries de Bouaké et Yamoussoukro, les fonctionnaires ivoiriens, en grève depuis trois semaines, ont annoncé, vendredi 27 janvier, qu’ils suspendaient leur mouvement "pour un mois".

Réunie en assemblée générale, la plateforme qui regroupe une cinquantaine de syndicats de fonctionnaires a invité les salariés à reprendre le travail dès lundi.

Les grévistes demandent des augmentations de salaires, le paiement de certains arriérés de primes et protestent contre une réforme des retraites intervenue en 2012. Les premiers effets de cette réforme, qui fait passer l'âge de la retraite de 55 à 60 ans, voire 65 ans pour les grades les plus élevés, augmente les cotisations et réduit les pensions, se font sentir depuis 2016, avec la mise à la retraite de fonctionnaires touchés par la loi.

Les syndicalistes ont annoncé avoir obtenu gain de cause sur cinq des six points de revendication, notamment sur les retraites et l’avancement, annonce Anna Sylvestre-Treiner, correspondante de France 24 à Abidjan.

"Ils veulent désormais laisser une chance au dialogue, poursuivre les négociations sur le dernier point de blocage, celui sur le stock d’arriérés de salaires, [qui est] aussi le plus coûteux, puisqu’il représente 240 milliards de FCFA, environ 365 millions d’euros" pour près de 130 000 travailleurs, soit près 80 % de l'effectif de la fonction publique. Les institutions publiques comme les écoles ou les hôpitaux, qui fonctionnent au ralenti depuis le 9 janvier, devraient donc reprendre un rythme de travail normal.

"Laisser un répit aux leaders"

"Il faut lever le pied, laisser un répit aux leaders et permettre au gouvernement de saisir la main qu’on lui tend", confie Théodore Gnagna Zadi, président de la plateforme. Ce dernier, après une rencontre jeudi avec le Premier ministre ivoirien, Amadou Gon Coulibaly, avait fait état d'"avancées inespérées" dans les discussions.

Cette grève s'est déclenchée alors que le pays faisait face à une fronde des militaires et gendarmes qui a fait quatre morts à la mi-janvier à Yamoussoukro. Une partie des militaires – 8 500 anciens rebelles intégrés dans l'armée – a obtenu le paiement de 12 millions de FCFA chacun (18 000 euros) mais le reste des forces armées réclame aussi des augmentations de salaires et des primes.

Selon Anna Sylvestre-Treiner, l’octroi de ces primes avait également "renforcé la détermination des fonctionnaires". Des syndicalistes lui ont assuré qu’ils "promettent de reprendre la grève" si toutes leurs revendications ne sont pas satisfaites dans un mois.

Avec AFP

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