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Les décisions de Donald Trump inquiètent Paris et Berlin

Jean-Marc Ayrault et son homologue allemand,, Sigmar Gabriel, lors d'une conférence de presse commune à Paris, samedi 28 janvier.
Jean-Marc Ayrault et son homologue allemand,, Sigmar Gabriel, lors d'une conférence de presse commune à Paris, samedi 28 janvier. Geoffroy Van Der Hasselt, AFP

Les diplomaties française et allemande ont exprimé, samedi, à Paris, leur inquiétude face aux décisions de Donald Trump, notamment celle concernant les restrictions à l'entrée de réfugiés aux États-Unis, devenues draconiennes.

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Au lendemain de la signature par Donald Trump d'un décret suspendant pour trois mois l'accès au territoire américain pour les ressortissants de sept pays à majorité musulmane, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, a partagé, samedi 28 janvier, ses inquiètudes face à la politique engagée par Donald Trump. Ce décret prévoit également la suspension pendant quatre mois du programme fédéral d'admission et de réinstallation de réfugiés de pays en guerre, toutes nationalités confondues. Une priorité sera accordée aux minorités religieuses, ce qui favorisera les chrétiens de Syrie.

"L'accueil des réfugiés qui fuient la guerre, ça fait partie de nos devoirs. Nous devons nous organiser pour faire en sorte que ça se passe de façon équitable, juste, solidaire", a déclaré le chef de la diplomatie française, évoquant l'Europe en première ligne face à l'afflux de réfugiés syriens. Présent aux côtés de son homologue allemand Sigmar Gabriel, qui effectuait sa première visite à Paris, Ayrault a estimé que "cette décision ne peut que nous inquiéter".

"Défendre nos convictions, nos valeurs, notre vision du monde"

"Mais il y a beaucoup d'autres sujets qui nous inquiètent", a-t-il poursuivi. "C'est la raison pour laquelle nous avons beaucoup échangé, Sigmar et moi, sur ce que nous allons faire. (...) Nous prendrons contact avec notre collègue (américain) Rex Tillerson lorsqu'il sera nommé pour discuter point par point et avoir une relation claire". Jean-Marc Ayraul a précisé qu'il allait inviter son futur homologue américain à Paris.

>> À lire : Aux États-Unis, la résistance "anti-trump" passe par les associations

Il faut "de la clarté, de la cohérence et si nécessaire de la fermeté pour défendre à la fois nos convictions, nos valeurs, notre vision du monde, nos intérêts, français, allemands et européens", a estimé Ayrault.

Quelques heures plus tard, le président François Hollande a appelé l'Europe à "répondre" avec "fermeté" au président américain Donald Trump :  "Lorsqu'il y a des déclarations qui viennent du président des États-Unis sur l'Europe et lorsqu'il parle du modèle du Brexit pour d'autres pays, je crois que nous devons lui répondre", a déclaré Hollande en marge d'un sommet des pays méditerranéens de l'Union européenne, souhaitant que l'Europe engage le "dialogue avec fermeté".

Avec AFP

 

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