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En visite en Turquie, Theresa May parle commerce et État de droit avec Erdogan

La Première ministre britannique, Theresa May, s'est entretenue pendant près de trois heures avec le président Erdogan, lors de cette visite à Ankara.
La Première ministre britannique, Theresa May, s'est entretenue pendant près de trois heures avec le président Erdogan, lors de cette visite à Ankara. Adem Altan, AFP

La Première ministre britannique, Theresa May, a exhorté, samedi, la Turquie à respecter l'État de droit, tout en promettant de nouvelles étapes pour doper les relations commerciales bilatérales, lors d'une visite à Ankara.

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La Première ministre britannique, Theresa May, était samedi 28 janvier en Turquie, où elle s'est entretenue pendant près de trois heures avec le président Erdogan. La cheffe du gouvernement britannique s'est efforcée de maintenir un équilibre entre sa volonté d'assurer de bonnes relations commerciales avec la Turquie et les inquiétudes exprimées par l'Union européenne face aux purges sans précédent engagées par Ankara après la tentative de coup d'État du 15 juillet dernier.

Mme May s'est dit "fière" de s'être tenue au côté de la Turquie en "défense de sa démocratie" lors du putsch manqué, imputé par Ankara au prédicateur islamiste Fethullah Gülen, installé aux États-Unis. "Maintenant, il est important que la Turquie soutienne sa démocratie en maintenant l'État de droit et en respectant ses obligations internationales en matière de droits de l'Homme, comme le gouvernement s'y est engagé", a-t-elle déclaré.

Création d'un groupe de travail pour stimuler les relations commerciales

Mais cette visite a surtout été l'occasion de parler commerce. Theresa May a annoncé la création d'un groupe de travail turco-britannique pour stimuler leurs relations commerciales, une fois le Royaume-Uni sorti de l'Union européenne. "Nous souhaitons tous deux construire sur nos liens existants et je crois que cela profitera à nos deux pays et à la prospérité de nos nations", a-t-elle indiqué.

>> À lire : À Washington, Donald Trump et Theresa May affichent leur entente

Un protocole d'accord a été signé entre le britannique BAE Systems et le groupe aéronautique public Turkish Aerospace Industries (TAI) pour le développement d'une nouvelle génération d'avions de chasse turcs. Il "marque le début d'une relation commerciale nouvelle et renforcée avec la Turquie (et) est la preuve que "nous sommes ouverts aux affaires", selon la Première ministre.

Ce contrat, qui porte sur plus de 125 millions de dollars, devrait ouvrir la voie à d'autres au cours des vingt prochaines années, a déclaré une porte-parole de Mme May. Le président Erdogan a indiqué que l'objectif est de passer de 15,6 milliards de dollars d'échanges commerciaux par an entre les deux pays, à 20 milliards. Le Premier ministre turc, Binali Yildirim, qui a également rencontré la cheffe du gouvernement britannique, a par ailleurs annoncé que les deux pays travaillent à la conclusion d'un accord de libre-échange.

La "générosité" turque

Au cours d'une conférence de presse commune, Mme May et M. Yildirim ont été interrogés sur la décision américaine d'arrêter pendant quatre mois le programme fédéral d'admission et de réinstallation de réfugiés de pays en guerre, toutes nationalités confondues.

"Nous ne résoudrons pas le problème des réfugiés en érigeant des murs", a déclaré le Premier ministre turc, tout en ajoutant ne pas vouloir faire de commentaire "à partir de ouï-dires". La Première ministre britannique a elle botté en touche, préférant saluer "la générosité" turque en la matière, avant de répondre : "Les États-Unis sont responsables de la politique américaine sur les réfugiés. Le Royaume-Uni est responsable de la politique britannique sur les réfugiés".

Avec AFP
 

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