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États-Unis : confusion dans les aéroports après le décret sur l'immigration de Trump

Plusieurs centaines de manifestants rassemblés à l'aéroport JFK de New York ont protesté, samedi 28 janvier, contre le décret sur l'immigration de Donald Trump.
Plusieurs centaines de manifestants rassemblés à l'aéroport JFK de New York ont protesté, samedi 28 janvier, contre le décret sur l'immigration de Donald Trump. Stephanie Keith, AFP

Suite au décret sur l'immigration de Donald Trump, des ressortissants de pays musulmans ont été interpellés samedi à leur arrivée dans les aéroports américains et menacés d'expulsion. Un juge fédéral est toutefois parvenu à empêcher la procédure.

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Les arrivées à l'aéroport JFK de New York, principal port d'entrée américain pour les passagers internationaux, étaient perturbées, samedi 28 janvier, après le décret de Donald Trump interdisant aux ressortissants de sept pays musulmans d'entrer aux États-Unis.

Les perturbations étaient particulièrement prononcées au terminal 4 où d'importantes forces de police étaient déployées. Des centaines de personnes venues chercher des passagers avaient bien du mal à retrouver leurs proches, les autorités ayant bloqué les principales sorties habituellement utilisées par les passagers.

"Laissez-les entrer ! Laissez-les entrer !"

Sur le parking du terminal, plusieurs centaines de manifestants protestaient contre le décret, à l'appel de plusieurs associations de défense des immigrés et réfugiés et de l'ACLU, la puissante association de défense des droits civiques. "Laissez-les entrer ! Laissez-les entrer !" criaient certains manifestants, sous l'œil de nombreux policiers.

"À tous ceux qui sont près de New York : allez au terminal 4 de JFK maintenant", a tweeté le réalisateur de documentaires Michael Moore, qui a déjà participé à plusieurs manifestations anti-Trump. L'actrice américaine Cinthia Nixon, connue pour son rôle dans la série Sex and the City, était aussi parmi les manifestants.

>> À lire : Les décisions de Donald Trump inquiètent Paris et Berlin

Deux représentants démocrates de New York au Congrès, Jerry Nadler et Nydia Velasquez, étaient aussi sur place pour essayer d'obtenir la libération des ressortissants retenus par la police à JFK, en vertu du nouveau décret qui interdit pour 90 jours l'entrée aux États-Unis des ressortissants de sept pays (Irak, Iran, Yémen, Soudan, Libye, Somalie, Syrie), même s'ils ont des visas en règle ou des cartes vertes, le permis de séjour américain.

Par surprise 

Après avoir obtenu la libération d'un ressortissant irakien ayant travaillé pour le gouvernement américain, Jerry Nadler a indiqué que lui et Nydia Velasquez essayaient d'obtenir la libération de 10 autres ressortissants de ces pays retenus par les autorités. Mais Nydia Velasquez a précisé ensuite "ne pas savoir combien de personnes exactement sont détenues" ni "combien seraient actuellement à bord d'avions" en vol vers JFK.

Le décret a été signé vendredi en fin d'après-midi et mis en œuvre dans la foulée par les autorités portuaires, prenant par surprise les ressortissants de ces pays en partance pour les États-Unis. Des dizaines de passagers – entre 100 et 200, selon le New York Times – se sont ainsi retrouvés interpellés à leur arrivée dans les aéroports américains et menacés d'expulsion.

Les réactions à l'aéroport de Los Angeles

Samedi soir, les défenseurs des immigrés ont néanmoins obtenu d'un juge qu'il empêche l'expulsion des personnes interpellées. Plusieurs associations, dont la puissante American Civil Liberties Union (ACLU), avaient attaqué dès samedi matin en justice le décret promulgué par le président américain

>> À lire : Aux États-Unis, la résistance "anti-trump" passe par les associations

Les associations le jugent discriminatoire et anticonstitutionnel, puisqu'il s'applique à des ressortissants disposant de papiers d'immigration en règle. Elles invoquent le 5e amendement pour estimer que toute remise en cause de leurs papiers ne peut être décidée arbitrairement par le gouvernement et nécessite une décision de justice.

Précieux répit 

En empêchant le gouvernement d'expulser les passagers interpellés après une audition d'urgence samedi soir, la juge Ann Donnelly n'a pas réglé toute l'affaire, a reconnu l'avocat de l'ACLU Lee Gelernt, en évoquant une nouvelle audition en février. Mais elle a accordé un précieux répit aux associations et à toutes les personnes interpellées. "L'important ce soir était que personne ne soit remis dans un avion", a souligné Lee Gelernt à sa sortie du tribunal.

Il a également indiqué que la juge avait ordonné au gouvernement de communiquer la liste de toutes les personnes interpellées dans les aéroports américains depuis vendredi soir. Cela devrait permettre aux associations de pouvoir se mobiliser pour toutes les personnes concernées, a-t-il précisé.

Une autre juge fédérale de Virginie a annoncé dans la foulée une décision similaire, concernant cette fois les passagers interpellés à l'aéroport de Dulles, près de Washington, selon le quotidien The Charlotte Observer.

>> À lire : Interdiction d'entrée des Iraniens aux États-Unis : Téhéran applique la réciprocité

Avec AFP

 

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