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Fusillade dans une mosquée de Québec : un homme considéré comme suspect interpellé

Un important dispositif policier a été déployé aux alentours du centre culturel.
Un important dispositif policier a été déployé aux alentours du centre culturel. Alice Chiche / AFP

Un seul des deux jeunes hommes interpellés à la suite de la fusillade meurtrière à la mosquée de Québec "est considéré comme suspect", selon la police québécoise. Justin Trudeau a dénoncé un "attentat terroriste contre des musulmans".

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Après l'attaque, dimanche 29 janvier, contre le Centre culturel islamique du Québec, dans le sud-est du Canada, qui fait six morts et huit blessés, deux jeunes hommes ont été interpellés. Un seul d’entre eux est finalement considéré comme suspect. "La Sûreté du Québec (SQ) confirme qu'un seul des individus arrêtés hier soir en lien avec l'attentat de Québec est considéré comme suspect", a indiqué la police québécoise. "L'autre individu est maintenant considéré comme témoin", a précisé la SQ sur son compte Twitter.

Selon les médias locaux et une source judiciaire, l'étudiant en science politique Alexandre Bissonnette serait considéré comme suspect. Il aurait téléphoné à la police pour se rendre. "Il a dit qu'il était impliqué dans l'incident", a expliqué Martin Plante, officier de la Gendarmerie du Canada (GRC, police fédérale). Celui-ci a rapidement dit aux policiers qu'il avait garé son véhicule à une vingtaine de kilomètres de là et que les policiers pouvaient l'arrêter. La police n'a pas précisé si le jeune homme, âgé entre 25 et 30 ans, regrettait son geste ou en donnait les motivations.

Des zones d’ombres

Dans un premier temps, la police et des témoins avaient indiqué que deux hommes cagoulés avaient ouvert le feu à l'intérieur de la mosquée au moment de la prière."Les deux hommes portaient une cagoule noire" et l'un avait "un fort accent québécois", a expliqué un témoin interrogé par Radio-Canada. Quand les tirs ont commencé, "les hommes se sont jetés à terre", a-t-il ajouté.

Un important dispositif policier s'est rapidement mis en place aux alentours, et les premiers blessés étaient soignés dans des ambulances sur place. "La situation est sous contrôle", a annoncé ensuite la police sur son compte Twitter, précisant que les occupants de la mosquée avaient été évacués.

Des perquisitions ont également été réalisées tôt lundi matin dans une résidence près de la mosquée, non loin de l'Université Laval à une dizaine kilomètres du cœur historique de Québec.
 

La condamnation de Justin Trudeau

"Nous condamnons cet attentat terroriste dirigé contre des musulmans se trouvant dans un lieu de culte et de refuge", a déclaré le Premier ministre Justin Trudeau dans un communiqué lundi 30 janvier. Le chef du gouvernement canadien a exprimé ses "sincères condoléances aux familles et aux amis des personnes décédées" et a souhaité "un prompt rétablissement à ceux qui ont été blessés".

Dans un communiqué le 30 janvier, le président François Hollande "dénonce avec la plus grande fermeté [cet] odieux attentat. C'est l'esprit de paix et d'ouverture des Québécois que les terroristes ont voulu atteindre."

Le Centre culturel islamique de Québec, qui est également connu sous le nom de grande mosquée de Québec, avait déjà été la cible d'un geste à caractère haineux, mais beaucoup moins grave : une tête de porc avait été déposée devant l'une de ses portes l'été dernier.

D'autres mosquées au Canada ont également été la cible de graffitis à caractère raciste au cours des derniers mois.

Avec AFP

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