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Air France dément avoir publié les noms des passagers recalés par les États-Unis

Capture d'écran du compte twitter de Julia Vergely

Air France dément avoir publié les noms des personnes recalées aux États-Unis sur un panneau d’appel à l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle. La polémique était partie d’une photo relayée sur Twitter.

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Tout a commencé avec le tweet d’une journaliste de Télérama, à l’aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle, en région parisienne. Alors qu’elle s’apprête à embarquer, Julia Vergely prend en photo un panneau d’affichage situé à la porte d’embarquement de son vol. On y lit les noms incomplets, à consonnance arabe, de treize personnes. Elles sont invitées à se "présenter au comptoir service client". La journaliste s’interroge – sans tirer de conclusion – sur un éventuel lien avec le décret anti-immigration de Donald Trump, signé vendredi.

Le tweet a été supprimé quelques heures après avoir été publié.
Le tweet a été supprimé quelques heures après avoir été publié.

Le décret en question interdit l’entrée aux États-Unis des ressortissants de sept pays majoritairement musulmans, l’Irak, l’Iran, le Yémen, la Somalie, le Soudan et la Libye pendant une durée de quatre vingt-dix jours. Les Syriens sont, quant à eux, interdits d’entrée sur le territoire américain jusqu’à nouvel ordre.

En quelques heures, la photo de Julia Vergely fait le tour du Net. Elle est relayée des milliers de fois. Certains internautes dénoncent des méthodes d’un autre temps, n’hésitant pas à comparer Roissy à Vichy. D’autres se félicitent de la mesure. Mais la compagnie française s’est totalement inscrit en faux face à toutes ces allégations. "Aucun des passagers cités [sur ce tableau] n’étaient concernés par ce problème de restrictions", indique-t-on au service de presse d’Air France, joint par France 24. Ces personnes ont été appelées pour des problèmes de "traitement commercial spécifique" comme des changements de sièges, des problèmes d’ESTA…

"Contacter par SMS ou e-mail"

La compagnie aérienne a bien refusé d’embarquer une quinzaine de personnes depuis la signature du décret américain, mais jamais elle ne les a interpellées sur un tableau d’affichage public, s’est-elle défendue. "Nous les contactons via SMS ou e-mail". Une position défendue par le syndicat de la CGT Air-France. "Même si nous trouvons scandaleux que la compagnie interdise d’embarquer des gens en fonction de leur nationalité, [nous devons] reconnaître qu’Air France ne procède jamais de cette manière pour interpeller des passagers [débarqués]", assure Miguel Fortea, son secrétaire général.

Dans un communiqué, Air France a tenu à clarifier sa ligne de conduite. "Comme toutes les compagnies aériennes, Air France est tenue de se conformer aux exigences d’entrée sur leur territoire des pays qu’elle dessert et n’est à ce titre pas autorisée à embarquer, en connaissance de cause, des passagers pour une destination dont l’accès leur est interdit", s’est justifié la compagnie dans un communiqué. "Nous avons pris en charge tous ces passagers, personne n’est bloqué à Paris, on a pris les dispositions nécessaires pour réacheminer ces personnes à leur point d’origine", a souligné un porte-parole.

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