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Dans la presse

"Tu sais, la politique, c'est dur"

France 24

Au menu de cette revue de presse française, mardi 31 janvier, le flou qui entoure la stratégie de Benoît Hamon, le vainqueur de la primaire de la gauche. Les ennuis judiciaires de François Fillon. Et l’indignation provoquée par le décret de Donald Trump interdisant l’entrée aux Etats-Unis aux ressortissants de sept pays musulmans.

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A la Une de la presse française, ce matin, la course contre la montre de Benoît Hamon. Le vainqueur de la primaire de la gauche enchaîne les rencontres avec la direction du PS et le gouvernement, pour tenter de rassembler son camp avant son discours d’investiture, dimanche prochain.
 
Rassembler des socialistes «éparpillés façon PS», d’après 20 minutes - la tâche s’annonce rude pour Benoît Hamon, qui discute en interne, mais a aussi fait un geste en direction de Yannick Jadot, d’Europe-Ecologie les Verts, et Jean-Luc Mélenchon, de la France Insoumise, invités à former une «majorité gouvernementale». Une proposition qui aurait eu l’effet d’un «coup de massue» chez les socialistes, selon l’Opinion, qui évoque un candidat «au pied du mur , condamné à choisir entre le ralliement de la gauche au-delà du PS, et le rassemblement de la famille socialiste - «Hamon ou la tentation du clash avec le PS», annonce le journal, qui rapporte la mise en garde, hier, du Premier ministre Bernard Cazeneuve. Si celui-ci dit soutenir Benoît Hamon, il prévient, également, que «la gauche ne réussira pas sans assumer le bilan de François Hollande». François Hollande que le député des Yvelines doit d’ailleurs rencontrer aujourd’hui.
 
D’après le Figaro, «beaucoup de socialistes doutent», et «certains ont déjà choisi de rallier Emmanuel Macron». «La fuite vers Macron a commencé», assure le journal, qui recense toutefois seulement trois cas d’élus ayant franchi le Rubicon, celui du député du Cantal, et de deux adjoints de la maire de Paris. Mais les ralliements «pourraient s’accélérer dans les tout prochains jours», prédit le Figaro, qui relève «l’intérêt de Ségolène Royal pour le patron d’En Marche!». «Pas encore de soutien fort et affiché», selon le journal, «mais elle lui donne de précieux conseils». «Tu sais, Emmanuel, la politique c’est dur. Tu crois que tu as pensé à tout mais ça en se passe jamais comme prévu. Une élection présidentielle, c’est au-delà de toute imagination», lui aurait dit l’ex-compagne de François hollande. Une réflexion peut-être amèrement partagée par François Fillon, entendu hier par la police pendant plus de 5 heures, simultanément, mais séparément de son épouse, dans l’affaire de ses emplois présumés fictifs, selon le Parisien, qui rapporte que l’entourage du candidat «anticipe de nouvelles révélations dans la presse dans les prochains jours». François Fillon qui tenterait de relancer sa campagne en attaquant Emmanuel Macron, d’après le Figaro. L’ex-Premier ministre aurait  affûté ses arguments contre celui qu’il présente comme «le dernier survivant du hollandisme».
 
A noter également, l’indignation de Libération, face à la décision de Donald Trump de suspendre l’immigration en provenance de sept pays musulmans. «En barricadant son pays avec des décisions extrêmes, qui divisent violemment les Américains et suscitent les critiques internationales, le nouveau président entraîne les Etats-Unis aux frontières de la démocratie», prévient le journal, très virulent à l’égard de Donald Trump et de «sa bande de fous furieux fascisants», accusés de «tester tous les contre-pouvoirs de la démocratie américaine à grands coups d’alternative facts», cet étrange concept des «faits alternatifs», qui sont en réalité des mensonges. Libé parle d’un «terrorisme d’Etat contre la réalité», et annonce que «le combat se livrera des deux côtés de l’Atlantique».
 
Aux Etats-Unis, ce combat a déjà été engagé, rappelle la Croix, qui évoque notamment le rôle essentiel des avocats de l’Aclu, l’Union des libertés civiles américaines, qui ont saisi avec succès plusieurs juges fédéraux pour remettre en cause le décret signé par Donald Trump. Une remise en cause qui vient de provoquer le limogeage de la procureur générale des Etats-Unis par intérim, qui avait demandé au Département de la Justice de ne pas défendre ce décret. C’est cette mobilisation qu’a saluée Barack Obama dans un communiqué diffusé hier. Sortant pour la première fois de son silence depuis son départ de la Maison-Blanche, l’ancien président a exprimé son désaccord «fondamental avec le principe de discriminer des individus en raison de leur croyance ou de leur religion», se félicitant de voir ses concitoyens exercer «leur droit constitutionnel d’assemblée, de mobilisation et de se faire entendre par leurs élus». Lu sur le site du Monde.
 
Mobilisation également de ce côté-ci de l’Atlantique, au Royaume-Uni, notamment. Le Figaro rapporte que plus d’un million de Britanniques ont signé une pétition demandant l’annulation de la visite de Donald Trump au Roayume-Uni. Un voyage qui doit avoir lieu cette année, mais dont la date précise n’a pas encore été fixée. Les signataires protestent contre les restrictions américaines visant les musulmans, mais aussi contre la réticence de Theresa May à les condamner. C’est la deuxième pétition la plus populaire de tous les temps sur le site du Parlement britannique, après celle qui réclamait un deuxième référendum sur le Brexit, signée par plus de quatre millions de personnes.
 
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