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Dans la presse

"Le terrorisme n'est pas une religion"

France 24

Au menu de cette revue de presse internationale, mardi 31 janvier, le profil extrémiste de l’auteur de la fusillade qui a fait six morts, dimanche soir, dans une mosquée de Québec, au Canada. L’indignation provoquée par la décision de Donald Trump de suspendre les visas de tous les ressortissants de sept pays musulmans. Et le retour du Marco au sein de l’Union africaine.

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On commence cette revue de presse internationale à Québec, au Canada, où une fusillade dans une mosquée a fait six morts, dimanche soir.
 
The Globe and Mail dresse le portrait de ces victimes, six hommes qui étaient venus au Québec «à la recherche d’une vie meilleure». Parmi eux, Abdelkrim Hassane, 41 ans, père de deux jeunes enfants, né en Algérie et informaticien employé par le gouvernement québécois. Selon le journal, son assassin présumé, Alexandre Bissonnette, serait un jeune homme de 27 ans, étudiant à l’université de Laval, dont le profil sur les réseaux sociaux révèlerait un intérêt assez faible pour l’extrémisme politique jusqu’au mois de mars dernier, date à laquelle la patronne du Front national, Marine Le Pen, s’est rendue au Québec. C’est à partir de ce moment, affirme The Globe and Mail, que le jeune homme s’engage dans le militantisme actif sur internet, et dans des discussions houleuses sur les réseaux sociaux. Des discussions au cours desquelles Alexandre Bissonnette aurait tenté d’imposer ses vues anti-réfugiés, pro-Marine Le Pen et pro-Donald Trump. Des vues qui ne sont pas majoritaires au Canada, rappelle un dessin de Brian Gable, qui montre le «clash des civilisations» version vestimentaire. Si le Canadien choisit le t-shirt «la diversité est notre force», l’acheteur américain, lui, préfère la version«construisons un mur».
 
Ce dessin fait allusion évidemment à la politique anti-immigration de Donald Trump, dont la décision de suspendre l’entrée des ressortissants de sept pays musulmans suscite l’indignation, notamment dans le monde arabe. Je vous propose de voir ça en dessins, avec le quotidien panarabe basé à Londres, Al Quds Al Arabi, qui montre la statue de la liberté crucifiée sur le T de Trump. La statue de la liberté qu’on retrouve dans ce dessin publié par le journal jordanien Al Ghad, où on la voit tenter de regarder au-delà des barbelés dont le nouveau président américain l’entoure. «Il faut s’opposer à cette politique, jusqu’à ce que ce cauchemar disparaisse», propose le journal panarabe Al Hayat, qui rappelle que l’Occident, où ont lieu de nombreuses manifestations de soutien envers les musulmans, ne s’oppose pas tout entier à l’islam. L’islam que The Guardian dissocie du terrorisme, rappelant qu’il n’est pas une religion. «C’est la haine envers les musulmans qui risque de nuire aux sociétés occidentales davantage que l’islam lui-même», met en garde le journal, qui définit le terrorisme comme une «tactique» employée au cours des 150 dernières années à la fois par des musulmans, des juifs, des anarchistes, des communistes, des chrétiens et des bouddhistes, au nom de leur croyance.
 
La politique anti-immigration de Donald Trump contre laquelle plusieurs diplomates américains ont également décidé de se mobiliser. D’après The New York Times, plus d’une centaine d’entre eux se seraient mobilisés sur un «canal» officiel dit «de dissidence», qui permet aux diplomates d'exprimer un éventuel désaccord avec une politique, pour contester le décret du président américain. «Nous valons mieux que cette interdiction», dit ce memo, où ces diplomates affirment que «fermer les portes (des Etats-Unis) à plus de 200 millions de voyageurs légitimes ne rendra pas (le) pays plus sûr». «Le pays même vers lequel tant de nos ressortissants ont été conduits comme esclaves durant la traite transatlantique a décidé d’interdire les réfugiés venant de certains de nos pays. Que faire face à cela? C’est l’un des plus grands défis lancés à notre unité et notre solidarité», a également condamné la présidente, sur le départ, de la Commission de l’Union Africaine, d’après The Independent, qui rappelle que sur les 7 pays à majorité musulmane concernés par le décret de Donald Trump, 3 sont des pays africains.
 
L’Union africaine dont les dirigeants sont actuellement réunis à Addis-Abeba, en Ethiopie. D’après Jeune Afrique, outre l’élection du nouveau président de l’organisation, le Guinéen Alpha Condé, un autre fait majeur marque ce 28e sommet: l’adhésion du Maroc, officiellement acceptée «après le long travail diplomatique» du roi Mohammed VI à travers tout le continent. La réadmission du royaume, qui avait quitté l’organisation en 1984 en raison de son désaccord sur le dossier du Sahara occidental, a toutefois suscité l’opposition des soutiens de la République arabe sahraouie démocratique, rappelle Hespress, au Maroc, qui rapporte que douze pays, dont l’Algérie, le Nigeria et l’Afrique du sud ont tenté de s’y opposer, estimant que le Maroc «occupe une partie du territoire d’un Etat membre».
 
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