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Affrontements dans l’est de l’Ukraine : Moscou et Kiev s'accusent de saper la trêve

Depuis le 29 janvier 2017, les combats ont causé la mort d'au moins 13 personnes près d'Avdiïvka (est).
Depuis le 29 janvier 2017, les combats ont causé la mort d'au moins 13 personnes près d'Avdiïvka (est). Anatolii Stepanov, AFP (archives)

Kiev et Moscou se sont mutuellement accusés, mardi, du regain de violences entre l'armée ukrainienne et les rebelles pro-russes dans l'est de l'Ukraine. Selon l'Union européenne, la trêve en vigueur depuis fin décembre est menacée.

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Alors que les combats entre l'armée ukrainienne et les rebelles pro-russes se poursuivaient mardi 31 janvier près de la ville industrielle d'Avdiïvka, dans l'est de l'Ukraine, l’Union européenne a dénoncé une "rupture flagrante du cessez-le-feu" imposé par les accords de Minsk de février 2015.

"Les combats intenses autour d'Avdiïvka ces derniers jours, impliquant des tirs lourds d'obus avec des armes interdites et causant un nombre important de victimes, sont une rupture flagrante du cessez-le-feu tel que stipulé dans les accords de Minsk", affirme un communiqué.

Moscou et Kiev s’accusent mutuellement de ce regain de tensions observé ces derniers jours dans l'est de l'Ukraine, théâtre des accrochages les plus meurtriers depuis la mi-décembre.

D'après Kiev, huit soldats ukrainiens ont été tués et 26 autres blessés depuis que les combats se sont intensifiés, dans la journée de dimanche. Mardi, les rebelles séparatistes ont annoncé la mort d'un civil, alors que les parties belligérantes s'affrontaient encore à coup de tirs d'artillerie et de lance-roquettes, selon une journaliste de l'AFP sur place.

"Agir avec fermeté" face à Moscou

"L'escalade en cours dans le Donbass est une indication claire du mépris flagrant dans lequel la Russie tient ses engagements liés aux accords de Minsk et ce, dans l'objectif d'empêcher toute stabilisation de la situation et tout progrès dans les domaines de la sécurité et de l'humanitaire", a dénoncé le ministère ukrainien des Affaires étrangères dans un communiqué.

Lundi lors d'une visite à Berlin, le président ukrainien Petro Porochenko avait appelé à "agir avec fermeté" face à Moscou, qu'il accuse de soutenir financièrement et militairement les séparatistes de l'est de l'Ukraine, ce que la Russie dément.

Par ailleurs, Kiev s’est dit prêt à évacuer les 16 000 habitants d'Avdiïvka, où plusieurs quartiers sont désormais privés d'électricité et d'eau courante à la suite de la destruction des infrastructures par des bombardements séparatistes.

Le Kremlin se dit "extrêmement préoccupé"

De son côté, le Kremlin a accusé les forces ukrainiennes d'avoir lancé une attaque contre les séparatistes du Donbass.

Lors d'une téléconférence avec des journalistes, le porte-parole de la présidence russe Dmitri Peskov a ajouté que la Russie était "extrêmement préoccupée" par cette initiative armée. "Nous regrettons qu'en conséquence de cette attaque (...), des gens aient été tués des deux côtés", a indiqué le porte-parole. "De telles actions agressives soutenues par les forces armées ukrainiennes sabordent les objectifs et la mise en œuvre des accords de Minsk."

Ces accrochages sont sans précédent depuis l'investiture, le 20 janvier dernier, de Donald Trump. Le 45e président américain a inquiété les autorités ukrainiennes par ses appels répétés à une amélioration des relations entre Washington et Moscou.

Pour sa part, le Kremlin attend notamment du multimilliardaire une levée des sanctions internationales imposées à la Russie après l'annexion de la Crimée en mars 2014.

Avec AFP et Reuters

 

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