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Reçu à l'Élysée, Hamon n'évoque pas de soutien officiel

Benoît Hamon, jeudi 2 février 2017, à sa sortie de l'Élysée après avoir rencontré le président de la République François Hollande.
Benoît Hamon, jeudi 2 février 2017, à sa sortie de l'Élysée après avoir rencontré le président de la République François Hollande. Stéphane de Sakutin, AFP

Le candidat socialiste à la présidentielle s'est entretenu, jeudi, avec François Hollande. Les deux hommes ont débattu de l'Europe et des relations internationales. Benoît Hamon a évoqué un "échange très riche" mais aucun soutien officiel.

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Benoît Hamon, candidat du Parti socialiste à l'élection présidentielle, a expliqué, jeudi 2 février, qu'il entendait se "tourner vers l'avenir", à l'issue de sa rencontre à l'Élysée avec François Hollande qui ne constituait pas selon lui un "passage de témoin".

Interrogé dans la cour de l'Élysée sur ses désaccords avec le chef de l'État sortant, dont il a combattu la politique depuis son départ du gouvernement en 2014, Benoît Hamon, sans évoquer un éventuel soutien de François Hollande, a répondu : "On a évidemment parlé de cela mais pour moi, ce qui est important, c'est de se tourner vers l'avenir."

>> À lire : Ralliements à Macron, droit de retrait – Hamon face aux nouveaux frondeurs du PS

Le président de la République, qui est resté discret durant la primaire de la gauche, ne participant pas au vote, a reçu son ancien ministre de l'Économie solidaire (2012-2014), puis éphémère ministre de l'Éducation (2014), pendant environ une heure en tête à tête dans son bureau, selon l'Élysée.

"Il n'y a pas de passage de témoin aujourd'hui. Il y a une élection présidentielle et un président qui préside jusqu'à l'élection présidentielle", a également déclaré Benoît Hamon qui avait "simplement la volonté […] d'échanger sur ce que seront les axes de ma campagne".

"J'ai proposé un cap, ce cap je le maintiens"

Ces axes "seront dans la continuité de ce que j'ai défendu. J'ai proposé un cap, ce cap je le maintiens, je l'enrichirai évidemment de toutes les contributions de ceux qui s'impliquent aujourd'hui derrière moi, et je n'ai jamais été fermé à ces discussions mais le cap, il a été donné", a-t-il poursuivi.

"Il me semble que les sujets aujourd'hui portent les Français sur le travail, sur l'air que l'on respire, ce que l'on mange, ce que l'on absorbe, la santé [...], le vieillissement, la prise en charge des personnes âgées dépendantes", "ces questions-là sont absolument centrales" et "je souhaite [qu'elles] soient au cœur de la campagne présidentielle".

Les deux hommes ont également échangé sur la construction européenne, sur les inquiétudes liées à l'hostilité de Donald Trump envers l'accord de Paris sur le climat signé en 2015, et également sur les questions de sécurité intérieure et de terrorisme.

L'absence d'un soutien officiel du chef de l'État, qui s'ajoute à la mise en garde, lundi, du Premier ministre Bernard Cazeneuve qui affirmait que le candidat socialiste à la présidentielle serait obligé d'assumer le bilan du quinquennat pour réussir, montre encore une fois la difficulté qu'aura Benoît Hamon à rallier son aile droite à sa candidature.

Le vainqueur des "primaires citoyennes" doit être officiellement investi candidat de la Belle Alliance populaire, dimanche 5 février, à la Mutualité, à Paris. Mais plusieurs cadres du Parti socialiste ont déjà annoncé qu'ils ne feraient pas le déplacement. C'est notamment le cas de François Hollande et Bernard Cazeneuve, mais aussi de l'ancien Premier ministre Manuel Valls, de la ministre de l'Environnement Ségolène Royal, du ministre de l'Économie Michel Sapin, du ministre de l'Intérieur Bruno Le Roux, du ministre des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault, du ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll, du secrétaire d'État au Développement et à la Francophonie Jean-Marie Le Guen ou encore des maires de Dijon François Rebsamen et de Lyon Gérard Collomb. Et parmi les anciens candidats à la primaire, seuls Arnaud Montebourg et Vincent Peillon seront présents.

Avec AFP et Reuters

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