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Amériques

#DeleteUber : le PDG, Travis Kalanick, quitte le conseil économique de Donald Trump

© Tobia Hase, DPA, AFP (archives) | Travis Kalanick, le cofondateur de la société de VTC Uber, lors d'une conférence à Munich, le 18 janvier 2015.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 03/02/2017

Le PDG d'Uber Travis Kalanick renonce à conseiller Donald Trump, a annoncé jeudi sa société. Il avait été la cible de critiques à la suite du décret signé par le président américain sur l'immigration visant des pays à majorité musulmane.

Le PDG d'Uber ne se joindra pas aux dirigeants de General Motors, Tesla Motors, PepsiCo, JPMorgan Chase, Blackstone, IBM , Wal-Mart ou encore Boston Consulting Group qui doivent rencontrer Donald Trump, vendredi 3 février, lors d'un comité de conseil économique. Travis Kalanick a décidé de se retirer de ce groupe de conseil, a annoncé la société la veille.

Uber s’est retrouvée sous le feu des critiques des utilisateurs et des internautes à la suite des mesures anti-immigration prises par l'administration Trump. Dans une lettre adressée à ses équipes, Travis Kalanick a tenté d’expliquer que "se joindre à ce groupe n'avait jamais été censé être un soutien au président ou à sa politique". "C'est malheureusement exactement ainsi que cela a été interprété", a-t-il constaté. La porte-parole d'Uber, Chelsea Kohler, a confirmé son départ du comité.

>> À lire : D’Uber à Google, la Silicon Valley face au décret anti-immigration de Trump

Sur les réseaux sociaux, jeudi, des campagnes invitaient de nouveau les utilisateurs à fermer leurs comptes Uber et à lui préférer le service Lyft, pour protester contre la position de Kalanick. Sur Twitter, le hashtag #DeleteUber (supprime Uber) appelant au boycott du service s’est massivement répandu.

Les utilisateurs ayant fermé leur compte ont reçu un message du groupe, expliquant que leurs inquiétudes étaient partagées par Uber et que les chauffeurs affectés par le décret présidentiel suspendant l'entrée des ressortissants de sept pays à majorité musulmane seraient dédommagés.

Avec Reuters
 

Première publication : 03/02/2017

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