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Le président philippin Rodrigo Duterte enterre les négociations avec la rébellion communiste

Dans un entretien avec la presse samedi 4 février 2017, Rodrigo Duterte a affirmé que la paix avec les communistes ne pourrait pas être trouvée avec sa génération.
Dans un entretien avec la presse samedi 4 février 2017, Rodrigo Duterte a affirmé que la paix avec les communistes ne pourrait pas être trouvée avec sa génération. Kiwi Bulaclac, Malacanang Photo Bureau, AFP

Rodrigo Duterte a annoncé samedi qu’il abandonnait les négociations avec la rébellion communiste destinées à mettre un terme à des décennies de conflit. Il a en outre assuré que la guerre serait "longue".

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Entre le gouvernement philippin et la rébellion communiste du pays, le cessez-le-feu n’aura duré que cinq mois. Le président Rodrigo Duterte a décidé samedi 4 février d'abandonner les négociations de paix.

La rébellion communiste a annoncé cette semaine qu'elle mettait fin à la trêve décrétée unilatéralement par chacune des parties en août lorsqu'elles avaient entamé des négociations de paix à Oslo. Le chef de l'État qui se définit comme socialiste et qui avait libéré les chefs de la rébellion pour relancer les négociations de paix après son entrée en fonctions fin juin, a réagi avec colère à la décision des communistes. Deux jours après, les forces gouvernementales dénonçaient elles aussi le cessez-le-feu. "J'ai dit aux soldats de se préparer à une guerre longue. J'ai dit que la (paix) ne viendra pas pendant notre génération", a-t-il affirmé samedi soir à la presse.

Les rebelles avaient dénoncé la trêve en accusant le gouvernement de "traîtrise" et d'abus des droits de l'Homme. Le président philippin a également condamné la Nouvelle armée du peuple, bras armée de la rébellion forte d'environ 4 000 combattants, pour le meurtre de quatre soldats dans des attaques cette semaine. L'une des victimes a reçu 76 balles, a-t-il déclaré.

>> À lire : "Rodrigo Duterte, le président philippin qui veut 'tuer plus' de dealers"

La rébellion communiste, qui veut renverser le régime capitaliste dans l'archipel, où le fossé entre riches et pauvres est l'un des plus larges d'Asie, dure depuis 1968. Selon l'armée philippine, elle a fait 30 000 morts.

Avec AFP
 

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