Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

L'INFO ÉCO

Entre désistements et critiques, le "Davos du désert" s'ouvre à Riyad

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Cameroun : Paul Biya réélu pour un 7e mandat présidentiel

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

#pasdevague et #jesuisunabruti, journée chargée sur les réseaux sociaux français

En savoir plus

LE DÉBAT

Comores : les risques d'une crise politique

En savoir plus

FOCUS

Irak : des personnalités féminines anticonformistes en danger

En savoir plus

DEMAIN À LA UNE

Le "Davos du désert" compromis par l'affaire Khashoggi

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Maroš Šefčovič : "Nous avons besoin d'intensifier le dialogue entre pays de l'Est et de l'Ouest"

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Musique, mode, peinture : Mounia, égérie volcanique de la création

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Brexit : la bataille de la pêche a commencé

En savoir plus

Découvertes

Facebook et Google s'associent à des médias français pour développer des outils anti-"fake news"

© Facebook

Texte par Marine BENOIT

Dernière modification : 06/02/2017

Plusieurs médias français – dont France 24 – ont accepté de collaborer avec les deux géants du Web afin de lutter contre la prolifération des fausses informations, à quelques semaines de l'élection présidentielle.

La guerre contre les fake news s’intensifie et s’internationalise. Google et Facebook annoncent coup sur coup, lundi 6 janvier, deux initiatives visant à lutter contre la prolifération de fausses informations en ligne en France, à l’approche des élections. Les deux géants du Web avaient largement été critiqués pour avoir laissé proliférer sur leurs plateformes, ces derniers mois, des rumeurs infondées ayant pu influencer le scrutin présidentiel américain.

VOIR AUSSI : Des scientifiques planchent sur un "vaccin" contre les "fake news"

De son côté, Google (par le biais du Google News Lab, sa division pour les médias), en partenariat avec First Draft (un réseau de médias spécialisés dans la vérification des informations), lance CrossCheck, "un outil de vérification collaboratif destiné à aider les citoyens à savoir à quoi et à qui se fier dans les flux des réseaux sociaux, des recherches sur Internet et des actualités, au cours des prochains mois", précise le communiqué.

Seize rédactions, dont l’Agence France Presse, nos voisins les Observateurs de France 24, BuzzFeed News, Libération ou encore La Provence collaborent au projet. Leur mission sera de s’assurer que les rumeurs et autres informations non vérifiées, qu’il s’agisse de commentaires, de photos ou de vidéos, soient rapidement vérifiées et, si elles s’avèrent fausses, immédiatement corrigées. Des étudiants en école de journalisme seront également sélectionnés pour faire partie de l’équipe de vérification des informations. 

L’outil devrait commencer à fonctionner le 27 février et ce jusqu’à l’élection présidentielle

L’outil devrait commencer à fonctionner le 27 février prochain et ce jusqu’à l’élection présidentielle. Le grand public sera aussi incité à participer au projet : il pourra notamment envoyer des questions et liens vers des contenus suspicieux et ainsi pousser CrossCheck à enquêter si nécessaire.

Facebook intègre un outil de "signalement"

Si Facebook participe également à ce programme – il mettra également à disposition aux membres du projet CrossCheck l’accès à CrowdTangle, un outil facilitant l’identification et le suivi des contenus sociaux en lien avec les élections –, il annonce développer en parallèle son propre outil de fact-checking. En partenariat avec huit médias cette fois (l’AFP, Le Monde, BFMTV, France Télévisions, France Médias Monde, L’Express, Libération et 20 Minutes), ce dispositif sera identique à celui mis en place en décembre aux États-Unis et testé plus récemment en Allemagne.

Concrètement, il prend les aspects d’une procédure de "signalement" : lorsque les utilisateurs estimeront qu’un contenu circulant sur le réseau social est suspect, ils pourront le faire remonter au sein d’un portail spécifique auquel les médias partenaires auront accès. À partir d’ici pourra s’effectuer le travail de vérification journalistique. Si deux médias concluent que l’information signalée est fausse, alors un avertissement s’affichera sous forme de bannière sous l’aperçu de l’article, de l’image ou de la vidéo. Et lorsqu’un utilisateur voudra la partager, une fenêtre s’ouvrira afin de le mettre en garde.   

Par ailleurs, Le Monde précise que "ce contenu ne pourra donner lieu à une exploitation publicitaire sur Facebook" et que sa capacité à circuler sur le réseau sera fortement réduite par l’algorithme de Facebook. Jérôme Fenoglio, le directeur du Monde, affirme que c’est ce dernier élément précisément qui a décidé la rédaction a accepté de collaborer avec l’entreprise de Mark Zuckerberg : "Pour la première fois, il serait possible d’agir sur un algorithme quand un contenu pose un problème éditorial."

Pour la rédaction du Monde, qui confie n’être pas la seule des huit à avoir longtemps réfléchi avant d’accepter de collaborer avec Facebook, il s’agit donc d’une énième initiative destinée à solidifier la nature des informations qui circulent sur le Web. La semaine dernière, Les Décodeurs, pôle rédactionnel à la vérification des informations, lançait Décodex, un outil destiné à déterminer le niveau de fiabilité d’un site Internet.   

Quelque chose à ajouter ? Dites-le en commentaire.

Première publication : 06/02/2017