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Affaire Bygmalion : Sarkozy renvoyé en procès pour ses dépenses de campagne

Le juge reproche à Nicolas Sarkozy d'avoir dépassé le  plafond des dépenses électorales en 2012.
Le juge reproche à Nicolas Sarkozy d'avoir dépassé le plafond des dépenses électorales en 2012. Eric Feferberg, AFP

Le juge d'instruction chargé de l'enquête sur l'affaire Bygmalion a ordonné, mardi, le renvoi en procès de 14 personnes, dont l'ex-président, pour financement illégal de campagne électorale en 2012. Nicolas Sarkozy a annoncé qu'il ferait appel.

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Dans l’enquête sur les dépenses de campagne de Nicolas Sarkozy lors de l’élection présidentielle de 2012, le juge d’instruction a ordonné le renvoi en procès de l’ancien chef d’État et de treize autres protagonistes.

Le juge Serge Touraine reproche à Nicolas Sarkozy – qui a annoncé via son avocat son intention de faire appel de son renvoi en procès – d'avoir dépassé le plafond des dépenses électorales en 2012, a précisé auprès de Reuters une source judiciaire. Il l'accuse d'avoir engagé, "sans tenir compte de deux alertes adressées par les experts comptables de sa campagne les 7 mars et 26 avril 2012, des dépenses électorales pour un montant d'au moins 42,8 millions d'euros supérieur au plafond légal fixé à la somme de 16,851 millions d'euros pour le premier tour et 22,509 pour le second tour", ajoute-t-elle.

Le financement illégal de campagne électorale est passible d'une peine de 3 750 euros d'amende et d'un an de prison. Parmi les 13 autres personnes renvoyées en correctionnelle figurent des responsables de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2012, dont son ex-directeur de campagne Guillaume Lambert et le député Philippe Briand, d'ex-cadres de l'UMP (devenue Les Républicains) et d'anciens cadres de Bygmalion,  dont la filiale Event and Cie organisait les meetings de la campagne sarkozyste.

Après Jacques Chirac, condamné en 2011 à deux ans de prison avec sursis dans l'affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris, c'est la deuxième fois qu'un ancien chef de l'État est renvoyé en procès sous la Ve République.

Avec AFP et Reuters

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