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L'avenir de Total en Iran est suspendu aux décisions de Trump

Vue générale du champ offshore de Pars Sud, photographié le 19 novembre 2015.
Vue générale du champ offshore de Pars Sud, photographié le 19 novembre 2015. Atta Kenare, archives AFP.

Total avait signé en novembre dernier un protocole d'accord avec l'Iran, en vue de d'exploiter le plus grand gisement de gaz naturel au monde. Mais les prises de positions de Donald Trump sur l'accord sur le nucléaire iranien compromettent le projet.

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Les prises de position de Donald Trump sur l’Iran menacent les affaires de Total. Le projet gazier iranien de South Pars sera approuvé avant l'été … si et seulement si les États-Unis ne reviennent pas d'ici là sur la levée de certaines sanctions consécutive à l'accord conclu entre l'Iran et les grandes puissances sur le programme nucléaire de la République islamique, a déclaré jeudi 9 février le PDG de Total, Patrick Pouyanné.

Le groupe pétrolier français avait signé en novembre avec NIOC, la compagnie nationale iranienne, un protocole d'accord en vue de développer la phase 11 de South Pars, le plus grand gisement de gaz naturel au monde, dans le golfe Persique. Le  projet, dans sa première étape, a été estimé à quelque deux milliards de dollars. Total était ainsi devenue la première compagnie pétrolière occidentale à revenir dans la République islamique depuis la levée des sanctions décrétées en 2012, suivie un mois plus tard par Shell.

"Le projet sera (approuvé) avant l'été si les sanctions ne sont pas modifiées", a déclaré Patrick Pouyanné lors d'une rencontre avec des journalistes jeudi, a indiqué l’agence Reuters. Donald Trump doit à la même échéance renouveler ou non des décrets de Barack Obama qui levaient certaines sanctions contre l'Iran. "Soit les Américains renouvellent (..) et à ce moment-là le contrat est exécutable et nous l'exécuterons ; soit les Américains décident de sortir du champ du traité et on ne peut pas travailler en Iran", a-t-il ajouté.

"Situation d’incertitude"

Ces déclarations interviennent alors que le président américain a qualifié de mauvais texte l'accord conclu en juillet 2015 entre Téhéran et les grandes puissances - encadrant les activités nucléaires de l'Iran en échange d'une levée des sanctions commerciales -, et que son secrétaire d'État Rex Tillerson a même été jusqu'à  proposer un "réexamen complet".


"Je ne suis ni optimiste ni pessimiste, la vérité c'est que je ne sais pas ce que fera l'administration américaine par rapport à un traité international", a indiqué le PDG de Total. "On est dans la situation la moins bonne qui est celle de l'incertitude (..), on ne sait pas ce qui va se passer et, quand on est incertain, on est obligé d'être un peu prudent."

Total avait déjà joué un rôle majeur en Iran dans les années 2000 en développant avec succès les phases 2 et 3 de South Pars, avant de quitter le pays après les sanctions prises à l'encontre de Téhéran en raison de son programme nucléaire. 

Avec Reuters

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