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Aide aux migrants : l'agriculteur Cédric Herrou condamné à 3 000 euros d'amende avec sursis

Agriculteur du sud-est de la France, Cédric Herrou a été condamné à 3 000 euros d'amende avec sursis pour avoir aidé des migrants à franchir la frontière franco-italienne.
Agriculteur du sud-est de la France, Cédric Herrou a été condamné à 3 000 euros d'amende avec sursis pour avoir aidé des migrants à franchir la frontière franco-italienne. Valéry Hache, AFP

L'agriculteur Cédric Herrou a été condamné à 3 000 euros d'amende avec sursis pour avoir aidé des migrants à franchir la frontière franco-italienne. Le parquet de Nice avait requis huit mois de prison avec sursis.

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Cédric Herrou, l'agriculteur du sud-est de la France connu pour son soutien aux migrants en situation irrégulière, a été condamné, vendredi 10 février, à 3 000 euros d'amende avec sursis pour avoir aidé des migrants à franchir la frontière franco-italienne. Le parquet de Nice avait requis début janvier sa condamnation à huit mois de prison avec sursis.

L'agriculteur qui réside dans la vallée de la Roya, une région rurale située sur les hauteurs entre Menton et l'Italie (voir carte ci-dessous), est devenu l'emblème de l'accueil des réfugiés par des habitants. "Même si vous me condamnez, on continuera", avait-il déclaré lors de son procès.

"Procès politique"

D'abord improvisée et menée dans l'urgence, l'aide aux migrants qui transitent par sa vallée est devenue le cheval de bataille de ce Niçois de 37 ans, reconverti dans l'agriculture bio à Breil-sur-Roya.

>> À lire : Rassemblement à Paris pour dénoncer le délit de solidarité avec les migrants

Assumant le risque de la prison, il avait multiplié ces derniers jours les attaques à l'encontre de la préfecture et du département des Alpes-Maritimes, bastion des Républicains (LR), mettant en cause les reconduites illégales de mineurs isolés vers l'Italie, leur prise en charge par le Conseil général, et dénoncé "un procès politique" à son égard.

"La peine est encore trop sévère"

Pour Ariane Junca, référente migration au sein de Médecins sans frontières (MSF), cette condamnation est" encore trop sévère" et montre le déni de l’État vis-à-vis de la solidarité. "C’est l’État et ses politiques migratoires qui devraient avoir des amendes et des jugements", affirme-t-elle à France 24.

En août 2016, Cédric Herrou avait déjà été inquiété par la justice pour le transport de huit Érythréens. "C'était limite certes, mais on avait classé sans suite sur le motif d'immunité humanitaire", a rappelé cette semaine le procureur Jean-Michel Prêtre.

FRANCE 24

Avec AFP

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