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Juncker ne restera pas à la tête de la Commission européenne après 2019

L'ancien Premier ministre luxembourgeois, âgé de 62 ans, est devenu président de la Commission européenne en novembre 2014.
L'ancien Premier ministre luxembourgeois, âgé de 62 ans, est devenu président de la Commission européenne en novembre 2014. Emmanuel Dunand, AFP

Dans une interview à la radio publique allemande, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a annoncé qu'il ne briguerait pas de deuxième mandat en 2019, tout en dressant un sombre tableau de la situation de l'UE.

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Jean-Claude Juncker n'a aucune envie de faire de second mandat à la tête de la Commission européenne. C’est ce que l'ancien Premier ministre luxembourgeois a annoncé au cours d’une interview à la radio publique allemande. En 2014, "ce fut une belle campagne électorale. Mais il n'y en aura pas de seconde, car je ne me porterai pas candidat une seconde fois", a-t-il affirmé sur les ondes de Deutschlandfunk.

Jean-Claude Juncker était devenu président de la Commission européenne en novembre 2014, désigné par les chefs d'État et de gouvernement européens puis confirmé par le Parlement européen, après avoir longtemps présidé l'Eurogroupe qui réunit les ministres des Finances.

Dans cet entretien diffusé dimanche 12 février, le président de la Commission européenne a également tiré un sombre bilan de l'état de l'Europe. "Est-ce que le moment est venu où l'Union européenne des 27 doit montrer de l'unité, de la cohésion et de la cohérence ?, s'est-il interrogé. Oui, je dis oui s'agissant du Brexit ou de Trump (...). Mais j'ai quelques doutes justifiés que cela arrive vraiment", a-t-il ajouté.

Pour Jean-Claude Juncker, l'UE évolue dans des directions différentes selon les pays, qui sont difficilement compatibles entre elles. "Les Hongrois et les Polonais veulent-ils exactement la même chose que les Allemands ou les Français ? J'ai de grands doutes", a-t-il souligné.

Les conséquences du Brexit

L'ancien chef du gouvernement luxembourgeois s'est inquiété en particulier des risques de divisions sur les conditions de sortie de la Grande-Bretagne. "Les Britanniques vont réussir, sans trop de difficultés, à diviser les 27 autres pays de l'UE", a-t-il résumé. "Les Britanniques savent déjà très bien comment s'y prendre, a-t-il indiqué. On promet telle chose à l'État A, telle autre à l'État B et encore autre chose à l'État C et au final il n'y a pas de front uni européen".

M. Juncker a admis avoir eu pour ambition au début de son mandat de faire remonter la confiance des opinions publiques dans le projet européen. "Et à présent me voilà occupé, plusieurs heures par jour, à planifier la sortie d'un État membre, ce n'est pas un travail d'avenir", a-t-il déclaré.

Avec AFP

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