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En Roumanie, un douzième jour de manifestations

À Bucarest, des milliers de personens sont dans la rue.
À Bucarest, des milliers de personens sont dans la rue. Daniel Mihailescu, AFP

Pour le douzième jour consécutif, plusieurs milliers de personnes ont manifesté samedi dans les grandes villes de Roumanie afin de protester contre le gouvernement qui a tenté d'alléger les lois anticorruption.

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Le mouvement de contestation continue en Roumanie. Plusieurs milliers de personnes ont de nouveau protesté samedi 12 février dans les grandes villes du pays pour le douzième jour consécutif contre le gouvernement.

À Bucarest, où un grand rassemblement est prévu dimanche soir, quelque 3 000 personnes, selon l'agence de presse nationale Agerpres, se sont regroupées devant le siège du gouvernement sur la place de la Victoire malgré une température de -7 °C.

"Nous résistons, nous ne partons pas", ont scandé les manifestants qui réclament le départ du gouvernement en place et la formation d'une nouvelle équipe par le Parti social-démocrate (PSD) qui a gagné les élections de décembre.

>> À voir sur France 24 : "Roumanie : le début d'un 'printemps européen' ?"

 

Dans le reste du pays, les manifestations ont réuni environ 8 000 personnes, selon des sources officielles citées par Agerpres. Les protestataires étaient ainsi 3 000 à Timisoara, la grande ville de l'ouest, et environ 2 500 à Cluj et Sibiu, en Transylvanie.

Une contestation sans précédent

La Roumanie connaît depuis douze jours une vague de contestation populaire sans précédent depuis la chute du régime communiste en 1989 en raison des tentatives du gouvernement d'alléger la législation anticorruption.

Face à la fronde, l'exécutif a reculé dimanche dernier en abrogeant un décret controversé adopté de nuit qui aurait permis aux fonctionnaires et responsables politiques d'échapper à des peines de prison en cas d'abus de pouvoir pour un préjudice inférieur à 44 000 euros. Le ministre de la Justice a également démissionné, mais les manifestants craignent de nouvelles attaques contre la justice si le gouvernement actuel reste en place.

Avec AFP

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