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François Hollande se rend à Aubervilliers pour calmer le jeu

François Hollande en déplacement officiel à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), le 14 février 2017.
François Hollande en déplacement officiel à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), le 14 février 2017. Stephane de Sakutin, Pool, AFP.

Alors que les violences entre jeunes et policiers se sont poursuivies dans la nuit de lundi en Seine-Saint-Denis, François Hollande a fait un déplacement mardi en banlieue parisienne à Aubervilliers pour tenter d'apaiser les tensions.

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Le président français François Hollande s’est rendu en banlieue parisienne mardi 14 février, à Aubervilliers en Seine-Saint-Denis, département où les incidents se succèdent, plus de dix jours après l'interpellation brutale d'un jeune homme à Aulnay-sous-Bois, qui a soulevé une vague d'indignation.

Depuis Aubervilliers, situé à une quinzaine de kilomètres de Paris, le chef d’État a lancé un appel au "respect" des personnes, des institutions et des biens. Il a également mis en garde contre toute forme de "provocation" après les violences commises dans le département depuis une dizaine de jours.

"Il n'y a pas de vie en commun s'il n'y a pas de respect", a-t-il déclaré après avoir rencontré des jeunes du quartier dans une mission locale. "Le respect, c'est celui qui est dû à ces jeunes quand ils sont contrôlés, lorsqu'ils sont eux-mêmes confrontés à des situations de violence".

Une flambée de violence : la hantise du gouvernement

À deux mois et demi du premier tour de l'élection présidentielle, les autorités françaises s'inquiètent des troubles dans les quartiers populaires, qui font craindre une flambée de violences à l'image de celle qui embrasa le pays durant l'automne 2005.

Dans la nuit de lundi à mardi en Seine-Saint-Denis, douze personnes ont été interpellées dont quatre à Bondy et huit à Epinay-sur-Seine, notamment pour des jets de projectiles et d'engins incendiaires, selon la préfecture de police de Paris.

Lundi, c’est le Premier ministre Bernard Cazeneuve, qui recevait des associations antiracistes pour tenter de calmer le jeu, tout en maintenant un discours de fermeté face aux violences. "L'émotion légitime" suscitée par l'affaire Théo "ne saurait en rien justifier" ces "violences inacceptables", a-t-il affirmé.

>> À lire sur France 24 : "Police & quartiers : cinq habitants racontent la rupture"

Le contrôle au faciès, une mesure recommandée

Le président de la Ligue de défense des droits de l’homme, Pierre Tartakowsky, reçu par le chef du gouvernement, n’a pourtant pas été convaincu par ce rendez-vous à Matignon. "Nous avons rencontré un gouvernement dont on ne peut pas suspecter la sincérité, mais qui se repose sur un bilan, dont il se satisfait" a-t-il déclaré sur LCP. Et d’ajouter : "Nous en venons à nous demander si il a réellement pris la mesure de la gravité des actes qui ont été posés et de ce que cela révèle de profondément malsain et toxique au sein des forces de police de notre pays".

Dans son programme de 2012, François Hollande avait promis la création d’un récépissé pour limiter le délit de contrôle au faciès lors des contrôles de police, mais aussi le droit de vote pour les étrangers. Autant de mesures attendues dans les quartiers populaires. Mais à quelques mois de la fin du quinquennat, ni l’une, ni l’autre n’a été finalement appliquée.

Interrogé sur France Inter lundi, le défenseur des droits, Jacques Toubon, a interpellé l’exécutif, réclamant notamment que des mesures concrètes soient mises en place concernant les contrôles au faciès.

Avec AFP et Reuters

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