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Démission de Michael Flynn : les relations de Donald Trump avec la Russie en question

Donald Trump (D) et son ancien conseiller à la sécurité nationale, Michael Flynn, en Floride, le 6 février 2017.
Donald Trump (D) et son ancien conseiller à la sécurité nationale, Michael Flynn, en Floride, le 6 février 2017. Mandel Ngan, AFP

Donald Trump tentait mardi de trouver la parade après la démission de son conseiller à la sécurité nationale, qui soulève des interrogations sur le dossier sensible des relations du président américain avec Moscou.

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Trois semaines après sa prise de fonction, Donald Trump est empêtré dans le premier scandale de son administration. La démission, mardi 14 février, de son conseiller à la sécurité nationale, Michael Flynn, mis en cause pour ses contacts avec l'ambassadeur russe à Washington, soulève des interrogations sur sa capacité à s'entourer mais aussi et surtout sur l'épineux dossier de ses relations avec Moscou.

Le président ne s'est pas exprimé sur le sujet, déplorant simplement dans un tweet "les fuites illégales venues de Washington". Mardi, son porte-parole Sean Spicer a assuré, lors de son point presse quotidien, que le général Flynn n'avait en aucun cas violé la loi. Alors qu'on lui demandait si Donald Trump avait autorisé ou était au courant des conversations de Michael Flynn avec l'ambassadeur russe à Washington, Sean Spicer a répondu "Non, absolument pas, impossible".

Loin de clore le chapitre sur la nature exacte des interactions entre l'équipe de Donald Trump et le Kremlin au cours des mois écoulés, cet épisode spectaculaire pourrait au contraire être l'élément déclencheur de nouvelles investigations.

Michael Flynn a-t-il agi de sa propre initiative ? Quelles informations a-t-il transmises à son interlocuteur russe ? Donald Trump l'a-t-il encouragé dans sa démarche et, si la réponse est non, quand a-t-il été informé de son existence ? Pourquoi a-t-il attendu jusqu'à lundi soir pour se séparer de lui ?

Tensions avec les républicains

La question est politiquement sensible : la Russie est l'un des rares sujets qui a provoqué de réelles tensions entre Donald Trump et les élus républicains du Congrès, par ailleurs plutôt loyaux car ravis de voir se mettre en place un programme résolument conservateur après deux mandats Obama.

Le sénateur républicain Roy Blunt, membre de la commission du Sénat sur le renseignement, a jugé qu'une enquête "exhaustive" devait être menée par sa commission et suggéré d'entendre Michael Flynn "très rapidement". "La démission du général Flynn est une indication troublante du dysfonctionnement actuel de l'appareil de sécurité nationale", a souligné pour sa part le sénateur républicain John McCain.

La nomination de Michael Flynn, personnalité controversée qui figurait parmi les inspirateurs des idées de Donald Trump sur les questions internationales, avait suscité des remous. Des juristes s'interrogent désormais sur de possibles poursuites à son encontre sur la base du "Logan Act", loi qui interdit à des ressortissants américains non habilités de négocier avec des gouvernements étrangers en litige avec les États-Unis. Personne n'a cependant jamais été poursuivi sur la base de cette loi datant de 1799.

Avec AFP
 

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